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Publié par BALCHOY

Hier soir, sur Antenne deux, magnifique soirée consacrée à la personnalité si attachante et au destin si tragique d’ANNE FRANK, jeune fille d’origine allemande, réfugiée très jeune à Amsterdam pour fuir les persécutions antisémites nazies puis rattrapée au cœur de son adolescence par la même horreur après deux ans de vie cachée et cloîtrée pour mourir à 16 ans dans un camp de concentration comme presque toute sa famille.

Je suis souvent sévère, le mot est peut-être faible, quand il s’agit de l’état d’Israël et de ses méfaits si nombreux. Mais qu’on ne se trompe pas.
Rien n’est plus scandaleux que l’antisémitisme. Si d'aventure, quelqu’un me prouvait  un jour, qu’en réalité je suis né de sang juif, j’avoue que j’en serais très fier. Non que je me croirais pour autant supérieur aux autres pour cela, sûrement pas !
 Le peuple juif, qui a tellement souffert tout au cours de son histoire est aussi celui qui, mes yeux,  a été très longtemps porte-parole précieux de la Parole de Dieu sans oublier les innombrables penseurs, écrivains, artistes … issus de son rang qui ont enrichi l’humanité.
 Anne Frank nous a légué, au-delà de sa mort, un journal admirable de sincérité et d’actualité qui mieux que quantités d’autres ouvrages autobiographiques et scientifiques sur la guerre et ses horreurs nous fait connaître dans son quotidien ce qu’était le nazisme, cette doctrine immonde entre toutes.

Anne, tu n’étais ni un enfant prodigue, ni une super-intellectuelle, tu fus une fille juive, comme des centaines de milliers d’autres, née à un très mauvais moment de l’histoire, qui, broyée par un destin qui te fut imposé très jeune, a su garder tout au long de ta jeunesse si limpide puis de ton adolescence, l’amour de la vie d’autant plus fort que la tienne était toute bridée.
A juste titre tu t’es souvent demandée pourquoi, étant juive, tu ne pouvais pas avoir la vie, la liberté de toutes ces autres petites filles qui, malgré les privations de la guerre, pouvaient se promener le long des canaux d’Amsterdam.
Je suis persuadé que si tu n’avais pas rencontré sur ta route les noirs corbeaux du III ème Reich, tu serais devenue l’écrivain que tu aspirais devenir et que tu étais déjà !

 Dans toute son histoire glorieuse et si souvent mouvementée, ton peuple a connu bien d’autres martyrs victimes de cette haine indicible qu’engendre chez des esprits obtus ou plutôt tordus la jalousie ou le refus de la différence pourtant si souvent richesse.
Anne, hier en revivant, au fil du beau film de ta vie, tes mini-joies et tes maxi-douleurs je me suis senti plus que jamais ton frère en humanité et j’ai éprouvé bien de la  honte, moi qui fut ton contemporain, en plus jeune, d’avoir eu tant de chances même difficiles au regard de ce que fus ta jeunesse.
Tout le monde rappelle avec sympathie la phrase de Kennedy disant au cœur du blocus de Berlin, « Je suis un Berlinois », j’aimerais crier en ce blog combien je me veux humblement ton petit frère, si heureux d’avoir pu te lire et décidé avec beaucoup d’autres à perpétuer ton souvenir en espérant qu’à tout jamais  (Que utopie hélas !)  il n’y ait plus d’autre Anne fauchée dans la fleur de l’âge sous l’emprise de doctrines réellement sataniques.
Aujourd’hui, pardonne-moi peut-être, mais je t’imagine plus facilement  en petite sœur de jeunes Palestiniens ou brésiliens fauchés au coin d’une rue ou de Mahmoud Darwich, chanteur de la vie comme toi qu’en proche des Sharon et d’Olmert qui n’ont pas hésité eux à tuer et emprisonner des enfants aussi innocents que toi.
Bien sûr, si je conteste l'état Sioniste d'Israël qui foule au pieds le décalogue qui l'a vu naître, je reconnais aux fils d'Israël  le droit de partager dans la dignité la Terre Sainte avec ces autres fils d'Abraham que sont les Palestiniens.

Tu n’es pas seulement une petite juive martyrisée, ce que tu es assurément, tu appartiens aussi à cette humanité torturée par la barbarie humaine.
A chacun de nous de lutter, par exemple, en combattant chez nous, les centres de rétention, pour qu’enfance et adolescence partout dans le monde riment avec amour, liberté et dignité. Nous te devons bien ça, gentille sœur.


Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
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