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Publié par BALCHOY

 

 

 

 

Sur le quai, Ghislain reconnut immédiatement Ria et ses deux enfants qui lui adressaient de grands gestes. Intérieurement, il se demanda avec un brin de gêne, s’ils l’avaient vu embrasser Marthe.

 

En face de son épouse, tout avant delui donner un baiser, il se demanda comment il allait lui expliquer loyalement ce qui s’était vraiment passé, mais elle ne lui laissa pas le temps de dire un mot :

 

     -‘Mon Ghislain, que je suis heureuse de te revoir après un si longue et cruelle séparation. »

 

Elle pleurait de joie, mais lui se contenta de balbutier, pas très fier :

 

     -« Oui, je peux t’assurer que cela n’a pas été rose tous les jours. Enfin, c’est fini. Et vous, mes enfants chéris, comment allez-vous ? Vous m’avez l’air bien portants, nous allons recommencer à faire nos belles promenades jusqu’à la plage d’Amée. »

 

Les deux enfants l’embrassèrent certes affectueusement, mais ils semblaient plus curieux qu’émus.

 

 

A ce moment, un monsieur, vêtu d’un imperméable clair s’avança et se présenta à Ghislain :

 

     -« Inspecteur Marchelier, de la police judiciaire. Vous est-il possible de vous présenter, demain matin, au commissariat central pour y témoigner de ce qui vous est arrivé ? »

 

Ghislain acquiesça de la tête et aussitôt, le policier s’effaça dans la foule.

 

Quelques instants plus tard, ils montaient tous les quatre dans un taxi qui les conduisit vite à la maison familiale.

 

La première chose qui étonna Ghislain, dès son entrée chez lui, c’est l’impression étrange de ne plus reconnaître comme « sienne » une maison où il avait pourtant vécu tant d’années.

 

Marthe lui avait préparé un excellent potage de tomates avec des croûtons aussi bons que ceux dont sa mère assaisonnait à Dinant le potage quotidien. Le steak-frites qui suivit lui fit presqu’oublier la fade cuisine des communautés tandis qu’une bonne assiette de crêpes recouvertes de cassonade ou de compote lui rappelait les joies du début de son mariage.

 

Durant l’après-midi, Ria suggéra à son mari de faire une petite sieste, coutume qu’il affectionnait le samedi et dimanche. A son grand soulagement, elle ne vint pas le rejoindre, car il se sentait à tout le moins mal à l’aise de retrouver sexuellement sa femme après tout ce qui s’était passé.

 

 

 

(à suivre)



Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

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Commenter cet article

diane 23/06/2010 19:07



Il y a encore un ti masculin



diane 22/06/2010 22:13



 -‘Mon Ghislain, que je suis heureux de te revoir après un si longue et cruelle séparation. »manque de féminin



BALCHOY 23/06/2010 15:04



Merci Diane