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Publié par BALCHOY

 

 

Pour assurer cette « égalité relative » indispensable à toute rencontre interpersonnelle, l’immortalité lui paraissait une condition nécessaire.

Si tout s’éteint à la mort, l’existence devient une sinistre comédie, un intolérable non-sens.

 

Sans perspective d’éternité, même l’amour devient absurde :


     « Pourquoi aimer un prochain et surtout une humanité future si, à la fin, tout doit retourner en poussière. » (1)


(1) L’Adolescent, page 59

 

Dans un carnet personnel, l’écrivain fait remarquer à propos des exigences évangéliques :


     « Présenter la joue, aimer plus que soi-même – Permettez, pourquoi cela  Je suis sur la terre pour un temps limité. Il n’y a pas d’immortalité, je vivrai à ma guise. » (2)


(2) Carnet présenté par Biélinsky  (Inédits de Dostoïevski), page 572 CF. « Journal d’un écrivain » décembre 1876, page 21

 

En effet tout devient absurde dès lors ; pour peu que l’homme, par son esprit, s’élève quelque peu au-dessus de la bête, le suicide lui est indispensable et nécessaire, note-t-il dans le « Journal d’un écrivain » (3)


(3) « Journal d’un écrivain », octobre 1876, page 371-373 et déc. 1876, page 421-422

 

A l’encontre de ces perspectives  pessimistes, la religion chrétienne, en nous présentant Dieu sous une forme humaine assure harmonieusement l’une et l’autre de ces deux croyances, sans absorber leur spécificité nécessaire.


La Morale et la Foi n’y forment qu’une seule réalité (4) en ce sens que la première découle de la seconde et n’a de valeur que si elle y est associée.

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

 

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