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Publié par BALCHOY

 
 

 

 

Reçu du blog d'ALAINDEPENDANT (2012)

 

 

 Gui LAURAIRE

UNE THEOLOGIE DE LA LIBERATION POUR L'EUROPE ?

Conférence donnée pour Chrétiens et libres en Morbihan

Palais des Arts de Vannes, 22 juin 2012

Tel est le titre proposé pour cette rencontre. Le point d'interrogation est important. Il faut savoir de quoi l'on parle quand on dit : théologie de la libération, avant de pouvoir répondre par oui ou par non à la question posée. Et, tout de suite :

- s'il s'agit de transposer en Europe, en France, la théologie de l'Amérique Latine, je

répondrais volontiers non, car il s'agit précisément d'une théologie contextuelle ;

- s'il s'agit d'élaborer une théologie européenne, française, qui se situe dans la ligne de la

théologie de la libération latino-américaine, alors je dirai oui. Mais il faut s'en expliquer.

En fait, la naissance de la théologie de la libération est assez complexe. Un article de la revue Etudes (septembre 1984) aborde le sujet sous le titre : Les deux théologies de la libération en Amérique Latine. L'auteur, Juan Luis Segundo, s.j., est lui-même impliqué dans le mouvement évolutif qu'il évoque. Il rappelle que c'est autour des années 1960 que la foi chrétienne a commencé à se penser dans un contexte nouveau, et cela au sein des universités. Celles-ci, régies alors par le mouvement étudiant, disposaient d'une grande liberté et constituaient même une sorte de pouvoir parallèle... situation qui, bien sûr, n'allait pas durer avec l'avènement des dictatures. C'est donc là que naît une nouvelle manière de saisir la foi chrétienne.

A partir de la notion de fonction sociale des idéologies, les universitaires se rendent compte que la culture fonctionne au bénéfice des classes dirigeantes. Les étudiants et professeurs chrétiens vont inclure la théologie pratiquée alors dans les mécanismes idéologiques structurant cette culture. Leur souci va être d'oeuvrer pour démasquer les éléments non-chrétiens, voire anti-chrétiens, dans une société soi-disant chrétienne. Par exemple le Dieu qu'on a enseigné au peuple, et qui n'a pas grand chose à voir avec le Dieu de Jésus Christ. Il faudra y revenir tout à l'heure. Cet enseignement a donné à ce peuple un grand attachement à la croix. C'est admirable, certes, ... mais ça s'arrête là ! Avec J.L. Segundo, je cite Leonardo Boff parlant des chrétiens de base : « Peut-être cela tient-il à ce que leur vie n'est faite que de souffrance et de croix, la croix que la société a réussi à leur faire porter sur les épaules.... Un Jésus qui se borne à souffrir ne libère pas : il engendre le culte de la souffrance et le fatalisme. Il importe de remettre la croix à sa vraie place dans l'esprit des gens du peuple. »

Il va s'agir alors de s'engager à mettre sa réflexion au service des pauvres et opprimés, et d'analyser ce qui, dans leur praxis, par le biais de la théologie, est associé aux mécanismes oppresseurs de la culture. Mais il faut aussi trouver une théologie autre, qui puisse transformer cette praxis dans un sens plus libérateur, évitant passivité et fatalisme. On est donc dans la recherche d'un orthopraxie, sans négliger en aucune manière l'orthodoxie. Avec l'espoir que par une pastorale adaptée, cela atteindra les diverses classes sociales.

En fait, ce sont les milieux bourgeois, fournisseurs des universités, qui ont accueilli cette démarche, eux qui découvraient en même temps qu'ils appartenaient au camp des oppresseurs, à ceux à qui profitait l'idéologie qu'il s'agissait maintenant de débusquer et de combattre. Certains entrèrent délibérément dans cet engagement de libération des pauvres, aux dépens de leurs propres intérêts.

Mais il se trouve que, au cours de la décennie 1970-1980, naissent des mouvements populaires. On va alors sortir de l'idée qu'il faut parler et agir pour le peuple - qui d'ailleurs a du mal à comprendre ces intellectuels – et qui, lui, dessine un nouveau courant historique. Les théologiens entrent dans une phase nouvelle :

 

 

lire la suite sur le blog d'Alaindependant :

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2012/09/03/24882891.html

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

solidaire des résistants du  Ghetto de Gaza et des martyrs des minorités de l'Irak

 

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