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Publié par BALCHOY

 

 

 

 

Cette ressemblance est appelée à suivre la personne humaine dans sa croissance ; c’est dire qu’elle grandit avec l’éveil moral du « MOI », sous l’impulsion conjointe de la liberté et du don divin (1)

(1)    CF cette étude, page…

 

Ce qui initialement était faculté statique ou pure potentialité devient ici action dynamique et créatrice. La personnalité humaine y acquiert une densité toute neuve.

 

Imager de Dieu passive, en vertu de sa nature, l’homme le devient personnellement grâce au consentement de sa volonté. On songe ici à juste titre à la différence entre image et ressemblance dans la grande Tradition Patristique (2)

 

(2)    CF. H. CROUZEL : Théologie de l’image de Dieu chez Origène, Aubier, 1955, Col. Théologie.

 

 

La déiformité active ou passive joue un rôle si important que l’homme devient incompréhensible, dès qu’on le sépare de Dieu. (3) 

 

(3)    « Bien des choses nous sont cachées en ce monde ; en revanche nous avons la sensation mystérieuse du lien vivant qui nous rattache au monde céleste ; les racines de nos sentiments et de nos idées ne sont pas ici mais ailleurs. Voilà pourquoi les philosophes disent qu’il est impossible de comprendre l’essence des choses. » (Les Frères Karamazov, page 345)

 

 

L’identification de l’idéal humain au Christ entraîne l’union indissoluble de la sainteté et de la véritable liberté. Conscient en effet de ce que la personnalité concrète d’un individu était fonction, de sa vie comme image de Dieu, Dostoïevski, à l’instar des Pères de l’Eglise, a souvent rapproché étroitement l’image de Dieu et la liberté.

 

En 1876, il oppose dans le « Journal d’un écrivain » à la réussite humaine apparente, l’image de l’esclave et de la bête de somme, en reliant explicitement son argumentation à la scène de la tentation au désert, centrée, on le sait chez lui sur le drame de la liberté.

 

     « Les hommes ne tarderaient pas à s’apercevoir….que tout aspect humain a disparu….pour que s’y substitue l’image de l’esclave et de la bête de somme…

Il y aurait des suicides en foule… et peut-être que les survivants clameraient « Vive Dieu ; Tu as dit vrai, Seigneur, l’homme ne vit pas seulement de pain. (4)

 

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(4   (4) « Journal d’un écrivain », 1876, page 274

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Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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