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Publié par BALCHOY

 

 

 

 

D’abord ontologique, la référence au Christ se conscientise, le jour de l’apparition historique du Christ, pour ceux qui le reconnaissent dans la foi.

Jésus est donc le modèle et la catégorie suprême de l’humain ; il est pareillement le modèle unique pour tous les hommes, puisque ceux-ci ne sont tels que par leur conformité plus ou moins développée à son image. Il est donc norme et mesure du degré d’humanité atteint par chacun. Le Christ n’est donc pas, pour l’écrivain russe, un homme parmi d’autres, encore moins quelqu’un d’étranger à notre condition.

 

Aucun individu n’est ni ne peut être sans relation avec lui ; aliéné totalement de son essence, il ne serait plus homme.

 

Entre la réalité concrète et l’Idéal, une gamme quasi infinie de types d’hommes est possible, puisque l’idéal résulte de la nature infinie de Dieu.

 

Enfin, tout homme, n’étant « icône de Dieu » que par sa référence à la personne de Jésus, son image est inscrite nécessairement en son être sous une forme inaliénable ; elle demeure « même chez ceux qui ont embrassé l’athéisme. » (1)

 

(1)   « Les Frères Karamazov », page 186.

 

Si l’humain, en son extension la plus large est toujours à l’avant plan des préoccupations de Dostoïevski, le Christ n’est jamais non plus absent de son œuvre, même s’il n’apparaît pas, car partout où l’homme vit, l’Homme-Dieu est présent et derrière les traits déformés, malades et haineux de tant de personnages de l’écrivain, un mince filigrane laisse entrevoir le visage lumineux du Maître, qui en rappelle l’origine et le destin spirituels.

 

Dostoïevski a voulu d’ailleurs expliciter cette intuition primordiale en réalisant les figures de Mychkine et d’Aliocha Karamazov. (2)

 

(2)   Cf. cette étude page…

 

Sa condition divine permet au Christ de « synthétiser » en sa personne l’humanité toute entière, puisque la multitude des individus et des peuples ne forment évidemment qu’un seul organisme avec ses lois d’existence. (3)

 

(3)   « Correspondance de Dostoïevski » (tome IV de l’édition russe), lettre à Ozmodov, février 1878.

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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