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Publié par BALCHOY

Nous voici à un moment crucial non seulement pour que notre pays puisse être dirigé par un gouvernement de plein exercice mais qu'il puisse simplement survivre dans une Europe en proie à une crise très grave.

 

 

Monsieur Wouter Beke est aujourd'hui le président du CD&V , parti  autrefois certes flamand et attaché à ses racines mais aussi appui ferme de l'Etat Belge. Pitoyable devant la presse et les Media,  une fois de plus il a attendu la réponse de Bert De Wever à Monsieur Di Rupo pour refuser une discussion  même du type  "OUI, MAIS" avec tous les autres partis hors celui qui officiellement veut la fin de la Belgique.


Simplement le CD&V, devenu comme un grand ver invertébré,  est dominé par quelques caciques intransigeants et spirituellement déjà fils ou frères spirituels de Bart De Wever ; il a  donc refusé de continuer son dialogue avec le reste des partis flamands et francophones sous le prétexte que sans  la NVA, pas de 2/3 des voix, ce qui n'est pas strictement exact, pas de SALUT.

 

Or voici que depuis quelques jours, il a transformé son mutisme d'hier se mue en une série d'exigences qui doivent faire frémir d'aise le premier parti de Flandre dont les électeurs, je suis bien d'accord, ne sont pas nécessairement des fascistes mais bien  ses dirigeants et surtout son "Duce", quoi qu'on dise.

 

Je me demande sérieusement si le CD&V n’est pas devenu "CHEVAL DE TROIE" de la NVA pour mettre à mal  ce germe de dialogue qui réunit, malgré des divergences encore importantes, des partis flamands et francophones, perspective tout à fait inacceptable pour la NVA.

 

Il faudrait à présent, avant même de se mettre à une même table avec le CD&V accepter de boire la potion vénéneuse de Wouter Beke alias ici Bart De Wever concernant les maigres compensations attribuées aux francophones en contrepartie de la scission nécessaire de BHV.

 

Plus question de district fédéral ce qui permettrait à chaque Belge d'élire, s'il le désire, un homme politique d'une autre région que la sienne.

Plus question de partis bilingues à Bruxelles.  Ce refus de partis communs au nord et au sud du pays me fait penser à l'odieux APARTHEID des boers, dont les Africains se sont débarrassés mais qui, hélas, titille encore pas mal de flamingants en Belgique.

 

Une question à poser à Monsieur Beke et je suis très curieux d'en connaître la réponse : Au cas où Monsieur Di Rupo accepterait ses exigences - ce qui reviendrait à une capitulation sans condition devant les thèses les moins démocratiques du mouvement flamingant), quelles sont les compensations que la Flandre accorderait aux francophones en échange de la scission de BHV. 

Je suis très curieux de la réponse... !

 

Je me rappelle que les francophones avaient proclamé : pas de scission de BHV sans élargissement de Bruxelles, sans reconnaissance de Bruxelles comme Région à part entière.

 

Aujourd'hui, l'élargissement semble abandonné en pratique même par le FDF alors qu'on aurait pu relier Bruxelles par un cordon symbolique à la Wallonie pour éviter de faire de la Capitale de la Belgique une otage aux mains de la Flandre.

 

En tout cas, si demain, ce que je ne crois pas, car ce serait une trahison,  Monsieur di Rupo cède à toutes les injonctions du CD&V-NVA  il ne restera comme solution aux francophones du Sud et de Bruxelles que de se forger, avec tristesse et même rage, tant cette solution est détestable, un plan B pour éviter aux habitants de Bruxelles de devenir des sous-citoyens d'une Flandre qui pense que, parce que plus riche, elle peut tout acheter même la liberté des Bruxellois néerlandophones et francophones en refusant qu'ils se considèrent les uns et les autres unitairement comme Bruxellois.

 

 

Je reste partisan d'une Belgique une et fédérale, attachée à ses particularités et néanmoins solidaire, où tous celles et ceux qui en ont marre du capitalisme, de l'oppression des patrons, qui sont eux la plupart du temps solidaires nord/centre/sud, pourront œuvrer ensemble dans un même parti, pourquoi pas, contre le poison du racisme, du nationalisme, synonymes parfaits de l'égoïsme.

 


Bien entendu, les flamands ainsi que les Wallons et Germanophones ont raison de défendre leur culture chez eux, sans pour autant écraser leurs minorités et Bruxelles doit rester une région ouverte à la diversité de tous les Belges et même de tous ceux qui y vivent.

  Sans cela, notre capitale (de la Belgique, pas de la région Flamande ou wallonne) ne serait plus elle-même, symbole merveilleux de la diversité européenne ce qui justifie son statut de capitale de l’Europe.

 

Vive la Belgique, la Flandre, Bruxelles, la Wallonie et la Région Germanophone qui sont chacun partie intégrante et solidaire d'un pays qui fut grand hier grâce à son unité et qui aujourd'hui sombre dans la médiocrité à cause de politiciens bornés, négatifs, à l'intelligence creuse (comme celle d'une pseudo-émission culturelle à la radio), qui comme leurs homologues du siècle dernier cherchent leur gloire et surtout leur profit en trompant leur peuple.

 


Wallon par mon père et  Flamand par ma mère, je suis heureux d’être membre d’un pays composite ; Je le voudrais simplement plus solidaire, moins dominé  au nord, au centre et au sud par des puissances d’argent qui s’unissent elles pour créer une société de plus en plus injuste, qu’il nous faudra, nous tous, wallons, flamands, Bruxellois, Germanophones un jour renverser pour survivre.

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

 

 

 

 

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