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Publié par YVAN BALCHOY

Six heures du matin

Je déserre le frein

le sol est humide

Les rues sont vides

les rares passants tout pâles

Le ciel est gris sale

Le parking est glacial

Je ne suis pas encore là

que je me sens tout las.

Les couloirs sont déserts

Mon bureau manque d'air

Enfin cette fois

je me sens bien chez moi.

J'ouvre un tiroir

j'en retire cinq carnets noirs

J'en ouvre un au hasard

et le miracle se produit

Tu me dis

des mots presque doux

tu te ris avec humour

des travers de tes amis

Tu me racontes

un étrange conte

où le fantastique

côtoie l'énigmatique.

Même quand tu fulmines sévère

ou me dis que je te pompe l'air

Je te sens toute proche

je me sens moins moche

Enfin je ne suis plus seul

Invisible tu veilles

et enfin pour de bon je me réveille.

 

 

 

Yvan Balchoï : le mercredi douze janvier 1994

 

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