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Publié par YVAN BALCHOY

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Pour la deuxième soirée consécutive, des centaines d’Egyptiens ont bravé samedi la police d’al-Sissi, l’un des dictateurs les plus sanguinaires de la planète, dont la France est honteusement complice.

Selon le site Middle East Eye, la principale manifestation de samedi, après celles de vendredi au Caire et dans plusieurs autres villes, a eu lieu à Suez, où 200 personnes environ ont affronté, aux cris de « Sissi, dégage ! », les forces de répression. Des tirs à balles réelles ont été entendus, et un nombre indéterminé de manifestants blessés et/ou arrêtés.

Depuis le coup d’Etat militaire qui a porté Sissi au pouvoir en 2013 et renversé Mohamed Morsi, le seul président jamais démocratiquement élu en Egypte, toute manifestation est interdite par la dictature.

Le point de départ de ces manifestations a été un appel, lancé sur les réseaux sociaux par un personnage a priori peu reluisant : le nommé Mohamed Ali, un homme d’affaires –aujourd’hui réfugié en Espagne- qui s’est mis à décrier la corruption du régime Sissi parce qu’il n’avait pas touché lui-même sa part de pots-de-vin.

Mais le mécontentement, qui a fait prendre à ces Egyptiens le risque d’être tués, blessés et torturés dès lors qu’ils descendaient dans la rue, a des causes plus profondes.

En particulier la situation économique proche de la famine de millions d’habitants : près d’un tiers des 100 millions d’Egyptiens disposent pour survivre de moins d’1,3 € par jour.

Leur situation s’est aggravée depuis que le Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par la Française Christine Lagarde, a imposé en 2016 des mesures ultra-libérales (suppression des subventions sur des produits de première nécessité, notamment) en échange d’un prêt de 12 milliards de dollars à Sissi, que ce dernier a engloutis en achat d’armements à l’Occident et en avantages pour lui-même et sa clique de militaires.

Sissi lui-même est arrivé dimanche matin à New-York pour se montrer à l’Assemblée Générale des Nations-Unies. Il y a été accueilli par une manifestation d’opposants exilés aux Etats-Unis.

CAPJPO-EuroPalestine

NOTE D'YVAN BALCHOY

Il suffit que Sissi témoigne de quelque compréhension pour Israël, pour l'impérialisme le plus abject pour qu'il devienne l'ami de l'Occident , de Macron et de son bras armé l'OTAN.  

Peut importe qu'il condamne à mort quiconque met en doute sa qualité de tout résoudre en Egypte, nos médias le regardent avec la même sympathie que l'odieux Netanyahou. (YB)

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