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Publié par BALCHOY

 

INVESTIG'ACTION

 

 

Ukraine : Les “observateurs OSCE”, n’étaient ni observateurs, ni OSCE  
DJORDJE KUZMANOVIC
Les médias français de masse, dans leur vaste majorité et à quelques notables exceptions près, font malheureusement preuve d’un atlantisme débridé que même la plus élémentaire compassion ou tout simplement la vérité ne détournent pas de leur travail de manipulation des consciences. Le cas de l’Ukraine est une anthologie de propagande éhontée.
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L’histoire des “membres de l’OSCE pris en otages” en est un exemple saisissant. Nos médias aux ordres de Washington l’ont répété à l’envie : “des membres de l’OSCE ont été pris en otages”… Ces dizaines de journalistes sur qui repose l’information de millions de citoyens ne se sont même pas donné la peine de vérifier sur le site de l’OSCE si ces “otages” étaient bien membres de l’OSCE. (OSCE= Organisation de Coopération et de Sécurité en Europe)

Or en fait de membres de l’OSCE, il s’agissait de militaires allemands et européens travaillant pour la Bundeswher (armée allemande) dans le cadre d’un partenariat bilatéral signé avec les nouvelles autorités de Kiev. Les présenter à longueur d’article comme des membres de l’OSCE relève au mieux de l’incompétence crasse, au pire, c’est un mensonge volontaire et collectif grave.

Le récit d’un mensonge.
 
Le 25 avril, on annonçait dans les médias que plusieurs “membres de l’OSCE” avaient été pris en otage à Slaviansk par les “pro-Russes” : huit “observateurs européens” et leurs quatre accompagnateurs ukrainiens. Huit jours plus tard, le 3 mai 2014, les mêmes médias annonçaient en chœur la “libération des membres de l’OSCE et de leurs accompagnateurs ukrainiens pris en otage” et se félicitaient de leur bonne santé en les élevant au rang de héros.
Pendant plus d’une semaine, cette histoire sera l’occasion pour la vaste majorité des médias de laisser comprendre que les “pro-Russes” de l’est de l’Ukraine avaient séquestré des membres d’une organisation internationale faisant leur légitime travail. Il a été fortement insinué que la Russie avait une responsabilité importante dans cette “prise d’otage”. Le récit a été répété ad nauseam dans le cadre d’une vaste campagne de propagande anti-russe et de légitimation du sulfureux gouvernement de Kiev.
 
La vérité derrière le récit médiatique
 
Le problème, c’est que dès le 25 avril au soir, jour de “la prise d’otage des membres de l’OSCE”, Claus Neukirch , directeur adjoint du Centre de prévention des conflits de l’OSCE - un diplomate de premier plan de l’OSCE donc - tenait les propos suivants sur la première chaîne autrichienne, l’ORF :
 
1. Les personnes retenues n’étaient pas membres de l’OSCE
2. Compte tenu du fait que ce ne sont pas des membres de l’OSCE, celle-ci ne négocierait pas leur libération
3. L’OSCE n’avait fait aucune estimation des risques encourus pour cette mission puisque… ce n’était pas une mission de l’OSCE (la journaliste semblait, déjà, avoir du mal à comprendre).
4. Il s’agissait d’observateurs militaires européens œuvrant dans le cadre d’une mission militaire bilatérale entre l’Allemagne et l’Ukraine pour le compte d’une branche des forces armées allemandes, la "Zentrum für Verifikationsaufgaben der Bundeswehr" (Centre de vérification de la Bundeswehr)
5. Fort logiquement, les négociateurs étaient les autorités allemandes.

 

 

 

 

 

Je vous engage à suivre la suite fort intéressante de cet article à l'adresse suivante :

 

http://www.michelcollon.info/Les-observateurs-de-l-OSCE-n.htm

 

 

 

P.S.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Observatoire_syrien_des_droits_de_l'homme

 

Il est intéressant dans le même cadre de la désinformation de nos médias de lire l’article sur les prétendus observateurs syrien des droits de l’homme qui est d'abord qu’un organisme de propagande anti- Assad utilisant la crédulité des occidentaux pour non seulement dénoncer les crimes du régime Assad en mettant bien entendu sous veilleuse les crime aussi objectivement connus des rebelles.

En particulier ce pseudo observatoire minorise par tous les moyens y compris les plus mensongers l’appui sans doute majoritaire encore du peuple Syrien au régime qui la dirige actuellement.

 

Cette connivence glauque entre un mouvement de propagande et la presse occidentale qui est plus fréquente qu’on ne pense met une grave sourdine à ceux qui prétendent que notre Presse est une presse libre. Rien n’est moins sûr. A nous de garder notre esprit critique face non seulement aux relevés des évènements de conflits armés dans le monde mais aussi à la position officielle des gouvernements occidentaux.

 

Un exemple entre beaucoup d’autres : la critique belliciste et partisante du Ministre des Affaires étrangères de France, dont personnellement j’ai quelque doute quant à son indépendance avec Israël n’a-t-elle pas encourage de nombreux jeunes à se rendre en Syrie pour y combattre le dictateur Assad. 
Quand ce quoi était prévisible, l’arrivée de Syrie de groupes islamiques, a été manifeste, le gouvernement français s’est montré particulièrement sévère contre des jeunes qui avaient somme toute pris trop au sérieux un c compte-rendu très partial des évènements de Syrie.

J’aimerais ajouter que lorsque des franco-israéliens vont, à l’occasion de leur très long, service militaire en Israël « casser de l’arabe » (expression entendue par moi), la France ne fait rien pour empêcher que certains de ses concitoyens participent à des crimes de guerre, par exemple à Gaza, alors que tout citoyen arabo-français est interdit, sans doute à juste titre, de se rendre à l’étranger pour rejoindre une force militaire étrangère.

Deux poids, deux mesures comme toujours quand l’un des protagonistes appartient à l’Etat d’Israël.

 

Il ne vous sera pas facile de trouver l'écho de ces lignes dans notre presse plus muselée qui'on ne le croit ! 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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