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Publié par BALCHOY

Photo Solidaire, Salim Hellalet

 

auteur: 

Raoul Hedebouw

« Nous sommes 7 000 personnes ici pour dire qu’il faut mettre le social en priorité ! Nous sommes là pour résister aux mesures de droite du gouvernement, qui attaque nos droits et nos acquis sociaux », a entamé Raoul Hedebouw lors de son discours à la ProtestParade du PTB ce dimanche 19 octobre.

« Chers amis, chers camarades,

Nous sommes 7 000 personnes aujourd’hui, pour dire non aux mesures de droite du gouvernement Michel-De Wever !
 Nous sommes 7 000 personnes ici pour dire qu’il faut mettre le social en priorité !
 Nous sommes là pour résister aux mesures de droite du gouvernement, qui attaque nos droits et nos acquis sociaux.

La première attaque, vous l’avez entendu, c’est que le gouvernement Michel-De Wever voudrait nous faire travailler jusqu’à 67 ans. C’est un dogme que vous avez sûrement déjà entendu : puisqu’on vit plus longtemps, alors il faudrait travailler plus longtemps. Mas M. Miche, vous n’avez rien compris. C’est parce qu'un jour on a décidé de travailler moins longtemps qu'on a commencé a vivre plus longtemps !

La deuxième attaque, c’est sur nos salaires, sur l’index. L’index qui adapte nos salaires au coût de la vie. Et ils voudraient sauter l’index, et donc baisser les salaires. D’ailleurs, on entend beaucoup ça, le gouvernement et le patronat n’arrêtent pas de dire que les salaires sont le problème. Mais les Michel et De Wever n'ont rien compris : les salaires sont la solution, justement !

Une troisième attaque, qui est assez incroyable - je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de ça -, est que nous vivons aujourd'hui, en 2014, dans un pays que l'on dit « développé ». C'est-à-dire qu'on a des routes, des hôpitaux, des machines...  Bref, on est un pays « développé ». Et bien, dans ce pays « développé », on a eu le plaisir d'apprendre que, cet hiver, on n'est pas sûrs d'avoir de la lumière, camarades. Pour nous, en tant que parti de gauche, c’est inacceptable. Il est inacceptable que le pouvoir de production énergétique en Belgique reste dans les mains d’Electrabel.

Et donc nous lutterons de toutes nos forces contre ce lobby du nucléaire, contre ce lobby de l'argent à tout prix sur l'énergie.

Une quatrième attaque, qui nous tient extrêmement à cœur, c'est l'attaque contre les organisations syndicales, avec le service minimum et une criminalisation de nos organisations syndicales. C'est logique que le gouvernement de droite attaque les organisations syndicales, car ce sont elles qui sont le moteur de la résistance du monde du travail chez nous. Et nous disons fièrement que nous mènerons le combat avec les organisations syndicales contre cette criminalisation, contre le service minimum et pour les droits syndicaux dans le pays.

Je ne sais pas si vous avez entendu, mais ça fait déjà un an qu'avec le PTB, on dit au patronat que c'est nous, les travailleurs, qui produisons la richesse. Et ça fait déjà un an que le patronat nous répond : « mais non, ce n'est pas vrai, ce sont les patrons qui prennent les risques. » Mais, messieurs-dames de la FEB, si ce ne sont pas les travailleurs qui produisent la richesse, pourquoi est-ce que vous râlez chaque fois qu'il y a une grève, alors ?

Je voudrais encore qu’on adresse un petit mot à Charles Michel et compagnie. Ils ne sont pas loin, hein. À quelque 300 mètres, rue de la Loi. Et je voudrais que vous fassiez assez de bruit pour qu’on vous entende rue de la Loi, camarades !

Charles Michel, si tu nous entends, là, rue de la Loi, tu entends le monde du travail qui refusera tes mesures de droite. Est-ce que tu les entends, Charles Michel?

Bart De Wever, nous entends-tu, nous qui sommes tous ensemble, Flamands, Bruxellois, Wallons, qui sommes tous ensemble là pour défendre nos droits ? Entends-tu Bart De Wever ?

Tous ensemble, allemaal samen !

Chers camarades, aujourd’hui n’est qu’un début. Comme parti de gauche, nous voulons prendre nos responsabilités. Dans les semaines à venir, nous allons devoir résister à l'ensemble des mesures de droite que ce gouvernement veut nous imposer. Comme parti, nous voulons prendre nos responsabilités. Nous avons fait aujourd'hui une manifestation de parti, et je crois qu'on peut qualifier ça de réellement unique, ces 20 dernières années, qu'un parti politique appelle les citoyens à se mobiliser en étant présents dans la rue. Et c'est ça que le PTB fait.

Je lui ai dit, à Charles Michel. J'étais au Parlement, jeudi passé, jusqu'à 4 heures du matin. Ils avaient réussi à postposer une intervention du PTB jusqu'à 4 heures du matin ! Et je lui ai dit : « Charles, nous ne sommes peut-être, pour l'instant en tout cas, que deux députés au Parlement. Mais ce qui est sûr, c'est qu'à nous deux dans le parlement fédéral, qu'avec nos deux élus au parlement wallon présents ici aujourd'hui, qu'avec nos quatre élus du parlement bruxellois, également présents ici, nous, tout ce que nous faisons, c'est traduire ce rapport de force, cette énergie, c’est traduire cette résistance sociale dans les parlements. Et ce, en disant clairement à tous ces ministres, à tous ces parlementaires : « Nous ferons la différence, nous vous ferons reculer, nous ferons reculer vos mesures de droite ! »

Et pour ce faire, et je vais terminer par cela, nous allons continuer cet appel important, que nous avons appelé la résistance sociale, cet appel, dans notre diversité, à la reconquête sociale, avec tous les travailleurs, avec l'ensemble du monde associatif, avec le monde syndical. Ensemble, nous allons vers une reconquête sociale, nous devons nous préparer avec l'ensemble de la gauche, nous devons résister. Ce n'est qu'un début, continuons le combat ! »

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