Mercredi 10 décembre 2008
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Ce matin, comme chaque jour, j'écoute avec attention à la radio , les dernières nouvelles ainsi que les
commentaires qui les assaisonnent.
A propos du 60 ème anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme, célébrée avec tapage par des hommes d'état qui n'hésitent pas parfois à les violer allègrement pour réussir à expulser
des réfugiés "sans papier" de façon musclée vers leur pays d'origine même si leur vie y est en danger.
Ce monsieur de 91 ans, qui, si j'ai bien compris, a pris part, à leur promulgation autrefois, continue à les défendre pour de vrai en participant par exemple aux manifestations pour les "sans
papier" ou en faveur des Palestiniens me semble tout à fait en harmonie avec la déclaration d'autrefois.
Je me sens tout petit face à cet homme que a consacré toute sa vie à la défense d'une cause si noble.
En revanche, Europe numéro 1 a interrogé ce matin Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et ancien socialiste sur ces mêmes droits à propos du procès que est fait à Ramayade en
presque conflit avec Sarko pour des raisons électorales.
J'ai admiré la façon un peu hypocrite avec laquelle Kouchner faisait l'éloge de sa collège en estimant qu'elle remplissait très bien sa mission mais en se mettant en question lui-même sur le bien
fondé de l'existence de cette même mission.
Ainsi Ramayade fait très bien une tache qui est une faute originelle, car, dit le ministre, pour moi renégat socialiste, c'est chaque ministre qui a pour mission de défendre les droits de l'homme
et donc un ministère à ce nom n'est pas nécessaire.
Je pourrais lui rappeler la façon étrange ave laquelle il a pratiquement absout, dans une étude assez juteuse pour lui, Total de son implication douteuse un pouvoir tortionnaire de son peuple
qui prive de liberté un prix nobel qui de plus avait gagné les élections de son pays.
Non, monsieur Kouchner la période où votre personnalité symbolisait en quelque sorte les droits de l'homme est révolue. Contrairement à ce que vous pensez Sarko ne vous a pas fait un cadeau en vous
obligeant à la solidarité avec "l'ignoble" ministère des expulsions numériquement programmées.
Quand je vois avec quelle facilité on a trouvé troupes et argent pour combattre les pirates du côté de Djibouti et sauver les finances des grands pétroliers alors que l'Europe-forteresse
capitaliste refuse d'aider efficacement les populations congolaises si fragiles du Kivu face à une guerre qui est vraiment le fait d'un état pillard et criminel le Rwanda de monsieur Kagame,
protégé, certes pas par la France mais par l'Angleterre, les USA etc....
Je ne crois aux droits de l'homme qui s'ils se traduisent en émancipation économique et sociale. Notre Europe qui les invoque à tout bout de champ n'hésite pas à tuer des innocents en
Afghanistan, a couvrir des exactions-expulsions comme au Kosovo avec monsieur Kouchner ; elle n'est pas capable de reconnaître en fait le droit au travail, le droit à avoir un
toit, de se déplacer quand on est pas riche et parfois celui de pouvoir poursuive des études, faute de moyens financiers.
Je suis heureux d'être le contemporain de ce nonagénaire courageux dont on parlait ce matin à la Radio et il y a longtemps que je pense que Monsieur Kouchner et les droits de l'hommes sont
brouillés très sérieusement hélas.
A chacun de nous a choisir entre celui qui défend sans papier et palestiniens et cet autre qui, par solidarité gouvernementale, se tait si souvent ou même gêne aujourd'hui sa collègue
ministre des droits de l'homme.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
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Publié dans : poesie-action
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