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Publié par YVAN BALCHOY

09-09-21- LE PERE DE FOUCAULT ET L'ISLAM

 

PRÉMONITION ?

LE PÈRE DE FOUCAULT ET L’ISLAM 
 


La lettre ci-dessous a été écrite par le Père de Foucauld en 1907. Plus de 100 ans avant, une telle clairvoyance tient du surnaturel !

Lettre du Père de Foucauld adressée à René Bazin, de l'Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917 :

Qui était le Père de Foucauld ?
Charles Eugène de Foucauld de Ponbriand (15 septembre 1858 - 1er décembre 1916) est un militaire français devenu explorateur et géographe, puis religieux catholique et linguiste.
Orphelin à l'âge de six ans, Charles de Foucauld fait carrière dans l'armée, intégrant Saint-Cyr et menant une vie dissolue. Il décide à 23 ans de démissionner de l'armée afin d'explorer le Maroc en se faisant passer pour un Juif. La qualité de ses travaux lui vaut la médaille d'or de la Société de Géographie, et une grande renommée suite à la publication de son livre Reconnaissance au Maroc (1888).
De retour en France et après diverses rencontres, il se convertit et devient religieux chez les Trappistes le 16 janvier 1890, en France puis en Syrie. Sa quête d'un idéal encore plus radical de pauvreté, d'abnégation et de pénitence le pousse à quitter la trappe afin de devenir ermite en 1901. Il vit alors en Palestine, écrivant ses méditations qui seront le cœur de sa spiritualité, comprenant la Prière d'abandon.
Ordonné prêtre, il décide de s'installer dans le Sahara, à Béni-Abbés. Il ambitionne de fonder une nouvelle congrégation, mais personne ne le rejoint. Il vit avec les Berbères et développe un nouveau style d'apostolat, voulant prêcher non pas par les discours, mais par son exemple. Afin de mieux connaître les Touaregs, il étudie pendant plus de douze ans leur culture, publiant sous un pseudonyme le premier dictionnaire touareg-français. Les travaux de Charles de Foucauld sont une référence pour la connaissance de la culture touareg.
Le 1er décembre 1916, Charles de Foucauld est assassiné à la porte de son ermitage. Il est très vite considéré comme un saint et fait l'objet d'une véritable vénération, appuyée par le succès de la biographie de René Bazin (1921) qui devient un best-seller. De nouvelles congrégations religieuses, familles spirituelles et un renouveau de l'érémitisme s'inspirent des écrits et de la vie de Charles de Foucauld. (...)
Source :  Wikipédia
« Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle. 
Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.

Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du medhi, il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. 
Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son épreuve; " l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération ", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.
De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du medhi...» 

Charles de FOUCAULD

https://grandslabours.blogspot.com/2011/11/le-pere-de-foucault-et-lislam.html

 

 

NOTE D'YVAN BALCHOY

Qui pense que  Charles de Foucault n'aimait pas ou pire méprisait ses frères musulmans au coeur desquels il avait choisi de vivre au sein du Sahara.

Ce texte est une sorte de prophétie qui nous décrit beaucoup de notre présent. Rappelons qu'avant tout Charles de Foucault est chrétien et qu'il pense que le salut de tout homme passe par le Christ et non par l'idéologie musulmane qui sans la miséricorde et l'amour révélé par Jésus, se transforme parfois en message de rejet et de haine.

Hélas le Christianisme a plus d'une fois succombé à cette tentation que le Christ a vaincu au désert. Il doit s'en repentir et reconnaître son péché. N'oublions pas que le Christ nous a appris que nous ne serons pas jugés sur notre foi au sens de connaissance ou d'idéologie mais selon la qualité de notre amour concret tourné d'abord vers nos soeurs et nos frères et à travers eux s'élevant jusqu'à notre Père à tous. Le musulman, l'athée, l'agnostique, le bouddhiste ...et mon voisin chrétien gentil ou non bien sûr sont tous image et sacrements de Dieu et je ne puis le rencontrer sans l'aimer en vérité certes comme Jésus l'a fait.

Le Père de Foucault, passionné par la Soumission à Dieu (ISLAM) de ses frères musulmans a perçu la richesse de la foi islamique mais aussi la faille profonde d'une Foi transcendantale certes mais si absolue parfois qu'elle rejoint l'inhumain.

Charles de Foucault imaginait des chrétiens tellement respectueux et aimants des musulmans au milieu desquels ils vivait que ceux-ci comprendraient peu à peu que le salut de l'homme est à l'horizon de l'Evangile de Jésus Christ, cotoyé par eux. Mais il préssentait tout autant que la médiocrité de beaucoup de ceux qui ne sont plus chrétiens que de nom, risquait de rendre cette conversion impossible. (YB)

 

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