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Publié par YVAN BALCHOY

Le courant dominant de la politique en Europe et en Amérique du Nord se voit de plus en plus divisé en deux camps opposés : d’un côté les conservateurs et réactionnaires glorifiant l’impérialisme et souhaitant le ressusciter, et de l’autre ceux qui se prétendent progressistes, libéraux et socialistes, exprimant à des degrés divers une honte à l’égard du passé mais nient que l’impérialisme soit toujours un élément significatif pouvant servir à définir les relations entre pays riches et pauvres. Même le débat au sujet des réparations des crimes de l’esclavage et de la colonisation est défini en termes de corrections d’erreurs passées, excluant toute idée que le pillage impérialiste de la nature et du travail vivant puisse se poursuivre allègrement au sein du monde moderne « postcolonial ».

 

 

L’une des raisons de cet aveuglement est la confusion des notions d’impérialisme et de conquête coloniale : à l’exception de l’Irlande du Nord et de la Palestine occupée, les colonies appartiennent au passé, et par conséquent l’impérialisme aussi. Mais la domination coloniale n’est qu’une des formes possibles de l’impérialisme ; son essence immuable est le pillage des richesses humaines et naturelles. Le capitalisme a engendré des moyens de pillages nouveaux et bien plus efficaces que l’envoi de troupes saccageant les pays pauvres et massacrant leurs populations. De même que l’esclavage comme possession d’être humain fut remplacé par la silencieuse contrainte de l’esclavage du salariat, par lequel les travailleurs vendent « librement » leur force de travail aux capitalistes, de même le pillage colonial a été remplacé par ce que l’on connaît sous l’euphémisme de « libre-échange ».

 

Vous pourrez lire la suite de cet article sur le site "INVESTIG'ACTION" de MICHEL COLLON

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