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Publié par YVAN BALCHOY

Compagnons de Saint François

Compagnons de Saint François

Cette nuit, comme souvent ces temps-ci, j'ai fait un rêve soutenu et continu que je voudrais vous partager.

Tout se passait la nuit, nous étions un troupe nombreuse et variée qui me rappelait les "pélés" des compagnons de Saint François avec cette fois un public culturellement bien plus vaste.

Beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles séduites par la simplicité et l'amour de la nature du grand saint d'Ombrie, mais aussi tout autant de jeunes  et de moins jeunes humanistes ne croyant qu'à la terre à sauver à tout prix des immondes dirigeants qui ne cherchent qu'à se remplir les poches au détriment de leur concitoyens plus pauvres ou comme ils disent avec mépris moins favorisés.

Compagnons de tous âges et  écologistes passionnés, tous se réunirent le soir pour ensemble partager tout à la fois leurs convictions et leurs refus.

Le semeur de rêves ne m'a pas donné les échanges lors du chapitre (moment où les compagnons échangent leurs idées sur le thème prévu pour la route) qui a réuni compagnons et humanistes dans un dialogue passionné certes mais aussi respectueux des opinions si divers.

Je me rappelle comment s'est terminé physiquement et mentalement ce rêve et il me semble qu'à travers la nuit, la Vie avec un grand V et un petit v m'a parlé;

Tout d'abord, je me suis trouvé devant une route de nuit que je voulais entreprendre avec quelques participants. Il fallait d'abord traverser une zone rude de cailloux et profondes flaques d'eaux rébarbatives qui, tels un obstacles, voulaient nous faire renoncer mais tous nous avons persévéré conscients de ce que la Route, restait non seulement la meilleure amie mais  une guide précieuse pour nous débrouiller dans des choix de plus en plus pénibles pour garder le cap.

C'est à ce moment que je compris enfin ce que  l'Homme de Nazareth nous avait si bien décrit dans sa parabole du jugement dernier?

(MATTHIEU XXV (31-46)

Nous qui marchions fébrilement dans la nuit en quête d'approfondir chacun le sens de notre vie, chrétiens pour certains, agnostiques ou athée pour d'autres, à la lecture de Jésus, je compris brusquement que peu important notre Foi ou notre incrédulité pourvu que notre vie soit au service de l'Homme.

"J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger"

Peu importe ce que nous croyons ou ne croyons pas, notre devoir exigé par la Vie nous est commun : Servir et libérer l'homme.

Tous ceux qu suivent  ce précepte aussi évangélique qu'humaniste font progresser l'humanité vers de Grand Soir qui est l'autre mot de ce que chrétiens et croyants ont trop vite appelé le Paradis en oubliant qu'il est engagement avant d'être récompense.

A la fin de mon rêve, nous n'étions plus deux groupes différents en route vers notre destin mais une seule bande de compagnons passionnés par la transcendance de tout Homme en particulier ceux qui souffrent et sont rejetés par ceux qui s'appellent Grands de ce monde et en sont réellement les nains de l'humain eux qui croient qu'avoir est plus important qu'être et qu'ils peuvent mettre leurs sœurs et frères à leurs service en se dénaturant ainsi de leur grandeur.

Yvan Balchoy

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