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Publié par YVAN BALCHOY

Moquerie d'un romain face à une personne soit-disant crucifiée, peut-être allusion aux chrétiens (III ème siècle)

Moquerie d'un romain face à une personne soit-disant crucifiée, peut-être allusion aux chrétiens (III ème siècle)

Hier, j'ai écouté longuement sur France Culture la coqueluche d'un certain public très à la mode certes mais grégaire lui aussi cependant d'une façon que je trouve triste.

Michel Onfray, chrétien en sa jeunesse a vite rejeté le Christianisme comme le Père Noël.

Pour ma part, il m'est bien arrivé vers huit, neuf ans de ne plus croire que c'était Saint Nicolas qui, du haut des escaliers de ma ma maison natale, nous jetait des friandises.

Je n'en n'ai pas moins pour autant rejeté la réalité de ce personnage historique et religieux, Jésus de Nazareth attesté dans l'antiquité autant que certains sages qui, comme lui, n'ont jamais écrit - Socrate par exemple.

On peut à juste titre ne pas être d'accord sur la personnalité du Christ, y voir un juif révolté et rebelle au judaïsme de son temps, une sorte de philosophe moraliste tant vénéré par ses disciples qu'ils l'ont élevé au rang de fils de Dieu ou bien vraiment le plus grand des prophète, ce Messie, pressenti par l'ancien Testament envoyé par un Dieu  unique , tout à la fois Père-Fils et Esprit qui se fit Homme pour rapprocher et sauver l'humanité.

La Foi en Jésus et l'Athéisme ont tous deux leurs arguments qui ne sont pas minces mais heureusement le dialogue entre le croyant et l'athée n'est pas toujours cette comédie ridicule qu'Onfray tente de nous imposer.

Je me rappelle dans un groupe dont j'ai fait partie et qui s'appelait "Connaissance et Fraternité" avoir connu un peintre profondément croyant en la transcendance d'un Dieu qui était source de tout son art, d'un pasteur protestant de Namur  d'origine suisse, le pasteur Jequier, qui animait  avec simplicité et bonté une communauté calviniste, un couple de russes les Starosvitsky dont l'épouse était croyante orthodoxe et son mari, totalement athée et pourtant animateur de la chorale de l'église de son épouse.

Dans l'esprit de "Connaissance et fraternité", il y avait cette passion pour la connaissance, la plus objective et la plus pacifique de l'autre et de sa ou ses convictions humaine ou croyante afin de saisir de lui le meilleur car notre fraternité humaine n'est pas monolithique.

J'aimais écouter pourquoi Monsieur Starosvitsky ne pouvait admettre un Dieu qui permit au mal et à la souffrance d'être si présents sur la terre. Il était en cela le frère spirituel d'Yvan Karamazov de Dostoïevski, une expression qui a souvent tenté le grand écrivain russe qui finalement lui a préféré la foi d'un enfant tout simple et pur du peuple, Aliocha, restant,  même devant une souffrance qu'il ne comprenait pas,attaché à la figure du Christ en croix, contrepoids victorieux de l'absurdité du mal.

Michel Onfray, est sûr que le christianisme est né en cinq siècles dans l’esprit nébuleux de penseurs donnant "chair" à des mythes prenant leurs origines non seulement dans le judaïsme mais dans toutes les religions et paganismes orientaux.

Malgré de nombreux témoignages de juifs dont Flavius Josèphe, même si ces écrits furent retouchés plus tard par des chrétiens, mais aussi de romains souvent hostiles, Tacite, Pline etc...

Je compte vous livrer  plus tard mes réflexion sur l'historicité de Jésus qui n'est , bien sûr, pas liée, à la foi en l'Homme de Nazareth.

Ecoutez les arguments souvent puérils et simplissimes d'Onfray, qui me font penser  dans un athéisme plus que militant à la médiocrité dans la foi de l'Opus Dei.

Il a dans ses divagations intellectuelles, des moments de vague lucidité où il s'écrie,"imaginons au contraire que la vérité est autre"  sans jamais développer cet autre possibilité.

Ainsi après avoir longuement développé par exemple, que la Croix chrétienne ne s'est imposée que vers Constantin comme symbole du Christianisme, car selon lui les premiers chrétiens ne dessinent jamais la Croix il en déduit bien vite qu'elle  serait une invention postérieure au temps de Constantin

Or dans sa première lettre aux Corinthiens,  dans les années 51 de notre ère, chapitre 2  qu'écrit Paul

01 Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse.

02 Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.

Vous voyez il ne faut pas aller loin pour découvrir combien Onfray parle du Christianisme primitif avec légèreté et parti prix si évident  qu'il devait pousser ses écouteurs grégaires à poser au penseur  des questions plus solides qu'hier où Onfray fut tellement bavard qu'il ne répondit qu’à deux personnes en me permettant de mieux saisir une certaine malhonnêteté intellectuelle, en reprochant au Service public d'avoir évoqué la révolution russe de 1917, simple coup d'état selon lui alors que ce même peuple russe dans les premières années du Communisme réussit à vaincre, comme le fit la jeune révolution française,  la coalition de toute l'Europe traditionnelle face cette fois  aux russes blancs défendeurs d'un tsarisme presque admiré par le philosophe athée .
Plus tard, face à Hitler, le Communisme au temps de Staline, fut le force décisive qui fit mettre pied à terre au nazisme que je trouve indécent de rapprocher du communisme.

Non Onfray, est sans doute est une sorte de prédicateur d'un athéisme dit populaire, il aurait pu, dans une autre histoire, devenir un piètre curé en chaire pour convaincre les masses en agissant ici aussi plus comme un magicien de la parole que comme un vrai historien.

Mon grand Père, sénateur catholique en Belgique, avec son ami Cousot, travailla à Dinant à une UNIVERSITE POPULAIRE au début du XIX ème siècle pour éduquer les enfants ouvriers, grands oubliés de l'éducation publique d'alors. Il ne cherchait pas à les évangéliser mais, de la façon sans doute paternaliste des bourgeois d'alors,  à en faire des hommes actifs capables de prendre leur vie en main.

Ce n'est sûrement pas, le but de Monsieur Onfray, apologiste de l’athéisme le plus crédule,  comme ces gens qui après avoir entendu ces fausse historicités l'applaudirent à tout rompre.

Dommage qu'Europe 1 donne tant de voix à un penseur simplissime comme France Culture le fait avec un pseudo philosophe sioniste. S'il y a un abus du service public, comme dit Onfray, c'est peut-être aussi dans ces deux cas malheureux.

Certes il est normal de donner à Michel Onfray, une tribune, en raison de la liberté des croyances mais il serait bon de lui opposer un historien sérieux pour permettre à l'auditeur de se faire son opinion sinon sa vérité.

Nous reparlerons en ce blog bientôt de l'historicité de l'Homme de Nazareth abordée par tant d'écrivains croyants de toute obédience et d'incroyants qui ont eu l’honnêteté d'accepter l’historicité d'un juif, nommé Jésus dans une multitude contradictoire d'hypothèses sur la nature de ce Juif à l'origine d'une grande Foi religieuse.

Yvan Balchoy

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