LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (261)
Ainsi la valeur du message évangélique ressort plus de l’excellence et de la transcendance de la Personne du Christ que de son contenu objectif. Toute altération à la pureté de cette image se répercute inévitablement sur la compréhension et la valeur qu’on se fait de la révélation. On ne lit valablement le Livre Saint que dans la Foi, grâce à laquelle le fidèle peut saisir au-delà de l’apparence et de la vérité terrestre la Vérité éternelle qui les accomplit et les justifie. (1)
« Les Frères Karamazov », page 313
Sans un regard illuminé par la Foi, demeure un enseignement admirable mais dont les prescriptions sont irréalisables.
Dostoïevski n’éprouve aucune sympathie pour les interprétations minimisantes de « l’école protestante » progressiste touchant les Saintes Ecritures. La critique implacable à laquelle se sont livrés les milieux scientifiques porte à faux, car leur étude ne dépasse pas le niveau mesurable et rationnel propre à ce monde.
La philosophie qui ne reconnaît d’autre guide que la raison est aussi impuissante à juger de la valeur des « idées mystiques » (2), comme le disait déjà la confession à Madame Von Wisine, attribuée
« Carnets des Frères Karamazov », page 823
presque mot pour mot à Stavroguine dans les « Démons ». (3)
CF cette étude, page…
Comment un argument mathématique pourrait-il confirmer ou infirmer la Vérité du Christ qui émerge de toutes les contingences terrestres ? Le savoir que Dostoïevski juge étranger et parfois même opposé à la Foi ne peut s’en faire juge car elle le transcendante.
( (4) « Carnets des Frères Karamazov », page 822
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