LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (295)
Dostoïevski imagine le sourire du Christ s’adressant à sa mère : « Mon heure n’est pas encore venue. »
Brusquement Aliocha est arraché à cette pauvre chambre et précipité dans la chambre des noces.
Qu’elle n’est pas sa surprise de retrouver dans les « Noces éternelles » celui dont il pleurait tout à l’heure le départ défini tif, Zossime.
Le vieux staretz l’invite à boire le vin de la grande joie destiné à tous ceux qui sont miséricordieux. (1)
(1) C’est le sens de l’expression « donner un oignon » qui se rapporte au récit de Grouchenka à Aliocha, peu de temps auparavant.
CF. « Les Frères Karamazov » page 378-379
Et c’est alors la grande et ultime découverte : le Dieu du ciel, notre Soleil, à la majesté si redoutable, se révèle comme Amour. Il est devenu nôtre par amour et nous invite à partager sa joie éternelle.
C’est alors que survient l’extase et la transformation spirituelle d’Aliocha. (2)
(2) CF. « Les Frères Karamazov », page 389
Celui-ci accède à une nouvelle existence, basée sur l’amour et la miséricorde. (2)
Aliocha prend ainsi conscience de la vérité qu’affirmait déjà Makhar dans « l’Adolescent ». « Tout en Toi, Seigneur, je suis moi-même, en même temps reçois-moi. » (3)
(3) « L’Adolescent », page 39. CF. les conclusions des « Noces de Cana » : « Mon âme & été visitée à cette heure » dit plus tard Aliocha. (« Les Frères Kararmazov », page 389
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Ainsi dans cette prière-extase, Dieu s’identifie à la plénitude de la Foi vivante. Par elle, l’intelligence, les sentiments et la volonté humaine acquiert une valeur accrue et grandit dans la liberté.
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