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Publié par POESIE-ACTION

Dans son communiqué nationale, la confédération souligne : « Alors que le gouvernement joue la montre et que la droite et l’extrême droite font tout leur possible pour vider le texte de tout ce qui pourrait menacer les intérêts des ultra-riches et des grandes entreprises, il est plus que jamais nécessaire de maintenir la pression pour gagner de vraies mesures de justice fiscale. »

Sa communication fait cependant l’impasse sur la racine de la crise budgétaire : le blocage résultant des traités européens. Et en particulier de l’euro qui verrouille l’équation budgétaire dans une violente austérité au nom des critères de Maastricht d’une part, et vide les caisses publics ponctionnés par la spéculation financière par les intérêts de la dette. Mais aussi le trou créé par la sanglante augmentation des dépenses militaires par l’obligation fait sous les ordres de l’OTAN et de la commission européenne d’adopter des crédits de guerre doublant le budget des armées. Cela pour alimenter à hauteur de dizaines de milliards d’euros la guerre de l’UE OTAN en Ukraine contre la Russie.

La question budgétaire 2026 est beaucoup plus simple à comprendre si l’on résume la priorité qui doit être celles de la France des travailleurs : l’argent pour les salaires, pas pour la guerre, l’argent pour des infirmières pas pour les milliardaires, l’argent pour l’éducation pas pour des canons !

A lire : Faut il sacrifier nos enfants pour la guerre ? [ vidéo – Georges Gastaud ]

Voici les revendications exprimées par la direction de la CGT à Montreuil. Si le gavage des multinationales est pointé du doigts, chacun peut constater le silence inquiétant sur la question de la paix, silence rappelant l’alignement complice social démocrate de 1914, qui doit d’urgence entrainer une forte réaction des syndicalistes, dans chaque syndicat. Alors que le gouvernement Lecornu, Macron et le MEDEF crient à qui mieux-mieux sur l’absence d’argent en France, les mêmes viennent de décider de dépenser 3 milliards d’euros pour enrôler dans l’armée la jeunesse par dizaines de milliers dans le rétablissement du service militaire.

Un débat budgétaire étouffé

L’horloge tourne, et deux dates fatidiques viennent restreindre l’espace nécessaire aux débats sur le budget 2026 :
  • le 23 novembre, avant laquelle les député·es doivent avoir traité les milliers d’amendements restant pour aller au vote, sans quoi le texte sera transmis automatique au Sénat « dans l’état où il se trouve » sans vote de l’Assemblée nationale ; 
  • le 23 décembre, fin du délai global de soixante-dix jours accordé au Parlement, avant lequel le Sénat doit s’être prononcé (12 décembre) et un accord doit avoir été trouvé entre les député·es et les sénateur·ices. Faute d’accord, le gouvernement peut mettre en œuvre son budget par ordonnance, sans vote, sans débat, sans contrôle parlementaire.
Le débat démocratique sur l’argent public est aujourd’hui étouffé, et les parlementaires n’ont quasiment plus la main sur les grandes orientations fiscales.
Pas de révolution en matière de justice fiscale
Jusqu’à présent, si le débat sur la justice fiscale – poussé par la mobilisation sociale – a bien eu lieu, il s’est heurté à un barrage de la droite et de l’extrême droite, main dans la main pour protéger les grandes fortunes, et les « avancées » sont maigres :
  • une surtaxe des grandes entreprises (taux porté à 35,3 %) et des ETI (5 %) bien insuffisante pour remettre en cause la baisse de l’impôt sur les sociétés opérée depuis 2018 ;
  • une taxe sur les « superdividendes » dont le rendement dépendra des décrets d’application et de l’assiette retenue ;
  • une hausse de la taxe sur les services numériques dont le taux passe de 3 à 6 %, une mesure bien marginale au regard des bénéfices engrangés par les grandes entreprises de la tech ;
  • le rétablissement de l’« exit-tax », visant à empêcher les riches de quitter le pays pour échapper à l’impôt, mais qui ne rapporterait que de 60 à 80 millions d’euros par an en régime de croisière.
En revanche, rien sur les niches fiscales, qui ont coûté 91,8 milliards d’euros à l’État en 2025. Pire : de nouveaux dispositifs d’évitement fiscal ont été rétablis ou créés !
Tou·tes mobilisé·es le 2 décembre !
La CGT appelle à une journée de mobilisation le 2 décembre, par la grève et la manifestation, pour imposer un budget de progrès social :
  • conditionnalité des aides publiques aux entreprises (211 milliards d’euros en 2024), notamment en faveur de l’emploi, de l’augmentation des salaires, de l’investissement productif, du respect de l’environnement ou encore de l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • suppression de la « flat-tax » (taux forfaitaire de 12,8 % sur les revenus du capital) et alignement des revenus du capital sur ceux du travail : 2,2 milliards d’euros ;
  • plus grande progressivité de l’impôt sur le revenu : 12 milliards d’euros ;
  • taxe plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros : 24 milliards d’euros
De l’argent il y en a : dans les poches des ultra-riches et du patronat !

30/12/2025 JBC pour www.initiative-communiste.fr

Intersyndicales : les impacts concrets du projet de budget 2026 ?

 la CGT, la FSU et Solidaires ont organisé une conférence de presse réunissant plusieurs invités du monde associatif. Objectif : expliquer les impacts concrets du budget Lecornu sur la vie de chacun.

Les plus vulnérables premières victimes

Année blanche, gel du barème de l’impôt sur le revenu, gel des prestations sociales et des pensions de retraites… « Plusieurs mesures seraient susceptibles d’affecter encore plus les conditions de vie des personnes les plus vulnérables, qui ne cessent de se détériorer depuis plusieurs années » alerte Dominique Vienne, représentant d’ATD quart-monde. Les chiffres sont sans appel :

  • RSA maintenu à 636 euros pour une personne seule, alors que le seuil de pauvreté est de 1 288 euros par mois ;

  • plus 2 milliards d’euros de ponction sur les organismes d’HLM en 2026, alors que 2,6 millions de ménages sont en attente d’un logement social et que la production de logements sociaux a chuté de 30 % depuis 2019 ;

  • baisse des crédits d’accompagnement des allocataires sociaux·les obligé·es de s’inscrire à France Travail, rendant impossible un accompagnement de qualité

  • baisse des crédits de formation et de l’insertion par l’activité économique…

Le budget 2026 « ne comporte aucune évaluation de l’impact social de ces mesures sur l’objectif de réduction de la pauvreté, alors que la France s’est engagée à plusieurs reprise à cette réduction, et qu’elle a même signé en 2015 les objectifs de développement durable, dont le premier concerne, je cite : “L’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes à l’horizon 2030”. On en est bien loin » déplore Dominique Vienne.

Les femmes encore lésées

Huit ans après #MeToo, les demandes de femmes qui s’adressent aux centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) augmentent considérablement, et pourtant les moyens ne cessent de diminuer. « En 2025, le réseau des CIDFF a enregistré une baisse cumulée de subventions de 2 millions d’euros. […] Nous nous retrouvons à devoir refuser et fermer les portes face aux femmes qui sont dans des situations dsouvent de très grave danger » alerte Clémence Pajot, directrice générale de la Fédération nationale des CIDFF.
Le manque de moyens a des conséquences directes sur les structures :

  • un quart des CIDFF ont dû fermer des permanences ;

  • ces fermetures ont lieu principalement en milieu rural, où le nombre de féminicides est le plus important ;

  • plus d’une cinquantaine de postes ont été supprimés dans les CIDFF depuis le début de l’année 2025.

Au-delà des salarié·es des associations (principalement des femmes) qui sont frappées de plein fouet par ces coupes budgétaires, les conséquences les plus graves sont pour les femmes qu’elles reçoivent. « La semaine dernière, 4 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint. Réduire les moyens des associations qui luttent contre les violences et qui accompagnent les victimes, ainsi que ceux destinés à la prévention, c’est un pari perdant » prévient Clémence Pajot.

Cet affaiblissement du milieu associatif d’accompagnement des femmes à l’heure où les mouvements réactionnaires, financés par des milliardaires partageant leurs idées, se renforcent de plus en plus, en France et dans le monde. « Quand vous défendez l’avortement, l’éducation et la sexualité, le droit des personnes LGBT, vous êtes forcément attaqué·es, vous êtes forcément menacé·es, mais là, aujourd’hui, nous avons vraiment des menaces importantes » alerte Sarah Durocher, présidente du Planning familial.

Et les pouvoirs publics n’aident pas, bien au contraire : « Aujourd’hui, parce que le planning prend des positions sur des sujets, on est en train de nous enlever des financements. […] On nous parle de neutralité, j’aimerais bien savoir qui définit la neutralité. » ajoute Sarah Durocher, qui conclut : « Ce budget montre un certain mépris [envers les associations], c’est pour ça que le planning participe à cette conférence de presse et sera dans la rue le 2 décembre. »

Tout le monde associatif est attaqué

Déjà profondément affaiblies par le budget 2025 (baisse de financement pour une association sur deux), les associations seront profondément impactées par le budget 2026. « Le budget jeunesse via associative enregistre une diminution de 26 %, passant de 848 millions à 626. Le service civique perd 115 millions d’euros » chiffre Yannick Hervé, du Mouvement associatif. « La vie associative […] ne peut pas être considérée comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle est un investissement social, démocratique, humain. La fragiliser, c’est fragiliser la société tout entière. »

La santé mise à mal

Le budget 2026 prévoit une augmentation de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 1,6 %, ce qui est insuffisant pour couvrir les besoins de santé croissants de la population. « Pour tenir cet objectif irréaliste, c’est 7 milliards d’euros d’économies qui seront imposées. Cela veut dire des fermetures de lits, des services sous-dotés, du personnel épuisé et des patient·es renvoyé·es vers elles et eux-mêmes » alerte Sylvie Benjaber, présidente de la Mutuelle familiale.

Les premières victimes seront les patient·es, notamment les plus modestes :

  • doublement voire création des franchises sur les soins dentaires et les transports médicaux ;

  • hausse des plafonds jusqu’à 350 euros par personne et par an ;

  • 400 millions d’euros de transfert vers les complémentaires, avec une potentielle augmentation du forfait hospitalier ;

  • augmentation de la taxe sur les complémentaires de 14,7 % à 16,7 % – 1 milliard d’euros supplémentaires.

Ces mesures sont irresponsables, alors que 65 % des Français·es déclarent avoir renoncé à des soins en 2025.
« Il y a aussi les conséquences très lourdes de la réforme des retraites » ajoute Sylvie Benjaber. « Les impacts sanitaires ont commencé à être mesurés. C’est l’augmentation d’un an de l’âge moyen pour les entreprises qui entraîne + 10 % de sinistralité en prévoyance, plus d’arrêts de longue maladie, plus de décès prématuré. Le report de l’âge de départ n’est pas une mesure comptable neutre. C’est une mesure qui abîme la santé des travailleur·ses. »

La jeunesse sacrifiée

Le budget 2026 prévoit notamment :

  • la suppression de 34 millions d’aides directes aux étudiant·es ;

  • la baisse des aides directes sociales à destination des étudiant·es, notamment les APL – ce qui entraîne des difficultés supplémentaires pour se loger dans le parc locatif privé. Elles seraient même purement et simplement supprimées pour les étudiant·es étranger·es.

En revanche, rien sur les promesse de construction pour le Crous, alors que ce dernier subit un déficit dramatique de tout son réseau, que seuls 10 % des logements promis par Emmanuel Macron ont réellement été construits et que seul·es 6 % des étudiant·es y ont accès.

Par ailleurs, la réforme du système de bourse, qui n’a pas changé depuis près de soixante-dix ans, a encore été reportée cette année. « Pourtant, aujourd’hui, encore un·e étudiant·e sur deux saute un repas par jour par faute de moyens, et seulement un·e sur quatre est boursier·e » Déplore Ania Hamidi, secrétaire générale de l’Unef. « Un·e étudiant·e sur deux est obligé·e de se salarier à côté de ses étude – c’est la première cause d’échec à l’université. »

Les universités sont aussi la cible des attaques répétées du gouvernement, et le nombre de laces disponibles diminue d’année en année. « Des centaines de milliers de jeunes, cette année, se sont retrouvé·es sans fac et privé·es de leur plan d’avenir. Pire encore, certain·es sont obligé·es de se tourner vers des écoles privées dont les frais d’inscription sont exorbitants et les diplômes, pour certains, ne sont pas reconnus par l’État » alerte Ania Hamidi. « Les priorités du gouvernement sont claires pour nous : détourner les jeunes des études supérieures et les envoyer tout droit sur le marché du travail, sur lequel ils seront contraints d’accepter des emplois précaires. »

Les services publics en danger

Déjà mis à l’épreuve par des années de politiques d’austérité, les services publics subiraient une véritable saignée :

  • plus de 4 000 postes supprimés dans l’éducation ;

  • une création de postes d’AESH bien inférieure aux besoins (1 200, contre 2 000 en 2025, ce qui était déjà insuffisant) ;

  • baisse de dotation pour la recherche, alors que le CRS souffre d’un déficit de 200 millions d’euros ;

  • 5 000 emplois menacés dans l’enseignement supérieur.

Pour Caroline Chevet, secrétaire générale de la FSU, le budget 2026 avance à visage découvert : « C’est la réaffirmation de la politique de l’offre, l’assèchement des recettes fiscales, au point que les mesures nouvelles résultent toutes de redéploiements, notamment au détriment des services publics et des agent·es, comme d’ailleurs au détriment de la protection sociale. »

Le budget prévoit une nouvelle année de gel du point d’indice, qui a déjà subi un fort décrochage : « Pour exemple, on considère que dans la fonction publique de l’État, c’est une baisse de 100 euros de rémunération par mois depuis de nombreuses années, du fait de l’inflation » indique Caroline Chevet. « La rémunération des agent·es de la fonction publique, ça n’est pas que l’affaire de ces dernier·es, c’est l’affaire de toute la population, si elle veut avoir demain des services publics à la hauteur de [ses] besoins. »

Confirmation de la politique inégalitaire du gouvernement

Le gouvernement confirme sa politique de préservation des grandes entreprises et des ultra-riches, au détriment des plus vulnérables. « Sous prétexte de faire des économies pour maîtriser les dépenses publiques, le PLF et PLFSS proposent des plans d’austérité qui n’ont qu’une seule ligne directrice : faire payer la crise aux travailleur·ses, aux retraité·es, aux jeunes, aux plus précaires, aux privé·es d’emploi, aux étudiant·es, aux femmes » déclare Julie Ferrua, coporte-parole de Solidaires.
Pendant ce temps, les entreprises privées bénéficient de 210 milliards d’euros d’aides sans condition ni contrepartie, dont 80 milliards d’exonérations de cotisations. « L’argent existe : […] il est dans les caisses du patronat et dans les poches des actionnaires » conclut Julie Ferrua.

« Ce budget est une triple peine pour le monde du travail » ajoute Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT : « D’abord, les dépenses vont augmenter, notamment en matière de santé. […] Ensuite, les prestations sociales vont baisser parce qu’elles vont être gelées. […] Enfin, les salaires décrochent parce que dans le silence, le patronat en profite pour mettre toutes les NAO à zéro. »

Tags: austéritébudgetCGTeuro austérité

 

NOTE D'YVAN BALCHOY

Ce matin sur le média Europe 1- Tell Aviv, le dénommé Guillaume Tabard, si j'ai bien compris son nom, libéral chrétien (drôle d'association me semble-t-il) défend avec force et énergie la nécessité  de chasser d'un social sans doute trop généreux des étrangers hébergés dans des hôtels, vu la carence du gouvernement à les accueillir. Je pourrais résumer son intervention "chrétienne" à "Malheurs aux pauvres et Vive les riches" qui seuls font la prospérité du pays en gommant bien sûr l'oppression et l'exploitation de la classe "ouvrière" ou assimilée  qui ne bénéficie que des miettes de la force et de la richesse de son travail confisqué par les "bourgeois".

Europe 1, au-delà de son parti prix évident au Moyen-Orient pour les occupants et envahisseurs  sionistes qui évidemment les pousse à rejeter toute idée de génocide à Gaza puisque selon ces journalistes assermentés à l'impérialisme le plus éculé, ce qui s'est passé un sept octobre après des centaines de massacres non punis commis par les sionistes contre le peuple Palestinien et sans aucun doute plus de cent mille victimes,  serait un pogrom totalement gratuit. Certes ce qu'a fait le Hamas exaspéré par 70 années d'humiliations ignorées par la communauté internationale fut un acte criminel mais les massacres et la destruction de Gaza qui ont suivi l'étaient tout autant et selon moi  sont plus  qu'un simple massacre mais une opération calculée, planifiée d'anéantissement d'un peuple non seulement décimé en un siècle (même si par la naissance de ses enfants il a pu heureusement  contrecarrer les tentatives sionistes) et que de plus on veut expulser de son territoire pour s'installer à sa place.

Au plan social, par contre,  Europe 1 ne cesse de plaider pour la diminution des impôts de la classe des ultra riches et des favorisés  les français à leurs yeux, les plus responsables de la richesse française. Mais le sous-entendu nécessaire de cet transfert n'est pas difficile à comprendre.  Ce que les riches ne paieront plus, il faudra bien que partiellement d'autres moins riches bien sûrs le paient ou tout simplement que certains services ne soient plus assurés pour les plus pauvres.

Europe  1 et ce journaliste égoïste, qui en exprime l'idéologie, plaident pour ce qui  n'est rien d'autre que le transfert d'argent des plus pauvres vers les plus riches au nom de la "justice" capitaliste.

Non, ce raisonnement est criminel et justifie cette révolution que présentait Marx qui a déjà plusieurs fois eu lieu à travers le monde et qui risque de survenir  dans notre occident. Si nos riches refusent de partager leurs richesses, ils perdront tôt ou tard, par la force, je le crains,  ces richesses et une nouvelle société sans exploitation de l'homme par l'homme prendra la place du capitalisme.

 

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