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Publié par POESIE-ACTION

Des militants protestent contre le meurtre de journalistes et appellent à la fin de la guerre à Gaza, Tel Aviv, 3 janvier 2025 (Jack Guez/AFP)  

L’intention d’Israël d’anéantir Gaza aurait été claire bien plus tôt si nous avions écouté les journalistes palestiniens, plutôt que les esquives et les ambiguïtés de la BBC et des médias occidentaux.

La justification avancée par Israël pour le massacre de masse de la population de Gaza et pour sa famine – désormais officiellement confirmée comme une famine orchestrée par Israël – reposait dès le départ sur une série de mensonges facilement réfutables : des nourrissons décapités, des bébés dans des fours, des viols collectifs.

Il n’est guère surprenant qu’Israël ait continué de diffuser des mensonges tout aussi grotesques lorsqu’il s’est mis – comme tous les régimes génocidaires doivent le faire – à démanteler les infrastructures les plus élémentaires nécessaires à la survie de la population de Gaza.

Il a coupé l’aide humanitaire fournie par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et détruit les hôpitaux de l’enclave, tout en tuant, emprisonnant et torturant son personnel médical.

Israël a affirmé disposer de documents prouvant que l’ONU servait de couverture au Hamas – documents qu’il n’a jamais produits. Pendant ce temps, les 36 hôpitaux de Gaza ont été attaqués, sous prétexte qu’ils avaient été construits au-dessus de « centres de commandement et de contrôle » du Hamas, centres qui n’ont jamais été retrouvés.

Poursuivant dans cette logique, Israël a arrêté et emprisonné les principaux médecins de l’enclave, qui travaillaient jour et nuit pour soigner le flot incessant d’hommes, de femmes et d’enfants mutilés, au prétexte qu’ils seraient des « agents du Hamas » déguisés.

Comme tout régime génocidaire se doit de le faire – en particulier celui qui entend préserver l’apparence d’une démocratie dotée de « l’armée la plus morale » au monde –, Israël s’est efforcé sans relâche de jeter un voile d’ombre sur ses atrocités.

Il a empêché les journalistes occidentaux d’accéder à Gaza, puis a éliminé un à un les journalistes palestiniens de l’enclave, jusqu’à ce que plus de 200 d’entre eux aient été assassinés – dont 11 rien que ces deux dernières semaines, parmi lesquels des collaborateurs de Middle East Eye et d’Al Jazeera. D’autres ont été contraints de fuir à l’étranger pour se mettre à l’abri.

La presse occidentale, qui a à peine réagi à son exclusion pendant la majeure partie des 22 mois de génocide, a collectivement haussé les épaules tandis que ses confrères à Gaza étaient méthodiquement exterminés. Circulez, il n’y a rien à voir.

Du moins jusqu’à ce mois-ci, lorsque Israël a célébré une frappe aérienne qui a tué six journalistes palestiniens, dont l’équipe complète de cinq personnes couvrant la ville de Gaza pour Al Jazeera.

Le moment choisi pour cette frappe était particulièrement opportun. Israël mobilise 60 000 soldats pour une ultime offensive dans les ruines de Gaza-ville, où environ un million de Palestiniens – dont la moitié sont des enfants – sont retranchés et soumis à une famine délibérée qui les menace de mort.

Ces civils seront soit tués, soit parqués dans un camp de concentration qu’Israël appelle une « ville humanitaire », près de la frontière avec l’Égypte. Là, ils attendront leur expulsion définitive – probablement vers le Soudan du Sud, un État failli où Israël a fourni les armes qui ont alimenté la guerre civile et la violence.

Campagne de diffamation

Israël a justifié le meurtre de l’équipe d’Al Jazeera en affirmant que l’un de ses membres, Anas al-Sharif, journaliste lauréat du prix Pulitzer, était secrètement un « terroriste du Hamas ».

Cette accusation n’était pas moins absurde que les prétextes invoqués par Israël pour justifier l’exclusion des travailleurs humanitaires, ainsi que l’assassinat et l’emprisonnement de centaines de membres du personnel médical de Gaza.

Les médecins de Gaza – submergés chaque jour depuis près de deux ans par un nombre de morts et de blessés comparable à celui provoqué par des catastrophes naturelles majeures, et travaillant dans des conditions où ils sont privés de médicaments et d’équipements de base – auraient eu, c’est du moins ce qu’Israël veut nous faire avaler, suffisamment de temps pour collaborer avec les combattants du Hamas.

Sharif, nous dit-on, aurait de la même manière trouvé le temps, entre deux pauses dans son programme effréné de reportages de 22 mois – en grande partie devant la caméra –, de servir comme commandant du Hamas « dirigeant des tirs de roquettes contre des civils israéliens ».

On peut supposer qu’il disposait de pouvoirs surhumains lui permettant de survivre sans sommeil pendant deux ans et, telle une particule quantique, d’être en deux endroits différents à la fois.

Nous savons désormais exactement d’où vient cette histoire grotesque : d’une structure qu’Israël appelle sa « cellule de légitimation ». Le nom de cette unité de renseignement – qui n’était sans doute jamais censé être dévoilé – est en lui-même révélateur. Sa mission a consisté à légitimer les atrocités commises par Israël en diffusant des récits diffamatoires sur ses victimes, rendant ainsi le génocide plus acceptable aux yeux du public israélien et occidental.

Le site d’information israélien +972 a révélé l’existence de cette cellule quelques jours après l’assassinat de Sharif ce mois-ci, indiquant qu’elle avait été créée après le 7 octobre 2023, date à laquelle le Hamas et d’autres groupes se sont échappés de leur camp de prisonniers à Gaza, se déchainant [contre leurs bourreaux] après 17 années d’un siège brutal.

L’objectif central de la cellule de légitimation a été d’aider Israël à faire passer dans les médias occidentaux des récits présentant les hôpitaux de Gaza comme des foyers de terrorisme et leurs journalistes comme des « agents du Hamas infiltrés ».

Preuves fabriquées

S’appuyant sur trois sources issues des services de renseignement israéliens, +972 a rapporté que la motivation d’Israël pour créer la cellule de légitimation n’était pas liée à la sécurité, mais uniquement dictée par des besoins de propagande – ou ce qu’on appelle en Israël la « hasbara ».

La cellule aurait désespérément cherché à établir un lien – n’importe lequel – entre une poignée de journalistes à Gaza et le Hamas, afin de semer le doute dans l’esprit du public occidental, de justifier le massacre des journalistes de l’enclave et de les empêcher de révéler les atrocités commises par Israël.

 

 

Le fait de passer sous silence le génocide de Gaza – et la complicité occidentale dans celui-ci – fournit une image en haute définition des agendas racistes et coloniaux qui dominent ce que nous appelons l’information.

Sommes-nous prêts à tirer cette leçon ?

Jonathan Cook

Traduction : lecridespeuples.substack.com

 https://www.middleeasteye.net/opinion/how-western-media-helped-turn-israels-genocide-fake-news

NOTE D'YVAN BALCHOY

Entre le HAMAS, mouvement de RESISTANCE LEGITIME et l'entité sioniste qui peu à peu reconstitude à l'encontre du peuple Palestinien ce que le régime Nazi a commis contre plusieurs peuples du monde, il est temps de choisir et de rendre impossible le génocide en cours a Gaza.

OUI LE HAMAS A COMMIS DES CRIMES, MAIS  CENT FOIS MOINS QU'ISRAËL que nous considérons à tort comme notre allié alors qu'il constitue la dernière colonie européenne.

Condamnons chacun de ces crimes sans perdre de vue dans ce conflit qui est l'agresseeur et qui est aujourd'hui la victime.

Oui les Nazis étaient barbares, Oui ceux qui gouvernent aujourd'hui l'entité de Sionie agissent comme des barbares .

Ne l'oublions pas !

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