12-05-25- FASCISATION : A PARIS REPRESSION DES PROGRESSISTES ET DEFILE DES JEUNES FASCISTES (FADI KASSEM- INITIATIVE COMMUNISTE) )

Les
drapeaux et habits noirs (même des chemises) étaient de sortie dans les rues de Paris ce samedi 10 mai. Comme chaque année, le Comité du 9 Mai, organisation fasciste se réclament du nationalisme révolutionnaire, paradait entre Port-Royal et la rue des Chartreux. Les croix celtiques fleurissent, les cris de guerre aussi : « Europe, jeunesse, révolution ! ». Heureusement que l’extrême droite est, paraît-il, « antieuropéenne » et « patriote »…
La Préfecture de police de Paris, arguant des troubles à l’ordre public que pouvaient susciter (légitimement) cette marche au son des tambours, avait pourtant initialement interdit cette marche. Le tribunal administratif en a décidé autrement la veille, indiquant qu’il n’y avait eu aucun trouble par le passé. Il est vrai que le risque était minime au regard de l’important encadrement policier et du service de gros bras assurant la sécurité. Interdite en 2023 sous le coup d’une forte pression médiatique, la marche a pu reprendre l’année dernière et s’épanouir cette année afin de rendre hommage à l’un des membres morts en 1994, en voulant échapper à une interpellation.
Heureusement que la Macronie affirme combattre l’extrême droite car on en douterait presque ! En revanche, il n’y a aucun doute sur sa volonté de taper sur les forces antifascistes et/ou progressistes : la contre-manifestation a, elle, été interdite, interdiction confirmée par le tribunal administratif arguant de troubles déjà survenus par le passé de la part de quelques individus. Il est vrai qu’il est plus facile de taper sur les militants antifascistes ou sur ceux osant dénoncer le génocide en cours à Gaza, à l’image du secrétaire de la CGT du Nord Jean-Paul Delescaut condamné pour soi-disant « apologie du terrorisme » au printemps 2024. Ou encore pour taper sur les étudiants s’opposant au carnage en cours.
Cela n’a pas empêché des militants de la « gauche » établie d’expliquer qu’il fallait « faire barrage » au second tour des élections – y compris en votant Macron, Darmanin ou quiconque du même acabit – et empêcher ainsi l’arrivée de l’extrême droite. On appréciera d’autant plus le résultat…
Fadi Kassem – secrétaire national du PRCF 11 mai 2025