27-10-18-HIER SOIR, JEAN FERRAT ILLUSTRE MAIS OCCULTE HELAS AUSSI PARFOIS CE SUR FR3
De cette émission d'hier soir consacrée à Jean Ferrat, je garde meilleur, Jean Ferrat lui-même qui nous y a souvent exprimé en personne le sens de ses chansons et de sa vie tout particulièrement Ardechoise.
C'est vrai que le grand poète qu'il fut indiscutablement surnage de cette évocation qui pour être partielle fut parfois partiale.
A part une très courte évocation de "MA France" dans l'ouverture, aucune mention de ce chef d'oeuvre de Jean qui manifestement n'est plus en odeur de sainteté sous le régime droitiste qui asphyxie peu à peu le message de libération qui était celui de Jean Tennenbaum, Juif, certes jusqu'à la moelle, mais jamais entraîné par le drame de son passé dans les injustes tragédies actuelle du Moyen Orient>.
L'émission a occulté partiellement de l'engagement total de Ferrat, plus envers le message communiste, qu'il ne renia jamais, qu'envers un parti qui ne fut pas toujours à la hauteur de ses ambitions.
Bien entendu, comme ce fut le cas aux émission de Drucker, la chanson critique, comme cette fois "Le Bilan" fut citée même si, et je reconnais là l'honneteté de l'auteur de ce portrait, sitôt après Ferrat protesta contre ceux qui suggéraient qu'il était passé du côté de la droite oppressive.
Oui, Jean Ferrat, heureux de la libération du Vietnam, n'en déplaise au triste d'Ormesson, qui y laissa une partie de son âme, ne vécut pas bien la mort de son épouse ni la droitisation progressive de nos sociétés alors même hélas que parfois elle se proclamaient d'un socialisme plus qu'attiédi.
L'important, c'est que le message, nourri du communisme authentique du grand poète Aragon, nous reste et plus que jamais je crois au message de "MA FRANCE", même si aujourd'hui un godillot paré d'une démocratie faussée, nous recule pas à pas vers les inégalités honteuses du XIX ème siècle.
Vous aimez Jean Ferrat, n'oubliez pas comment il célébra la victoire de Saïgon, car pour lui ce fut le succès de l'authentique peuple Vietnamien, piétiné par le colonialisme français puis Yankee, face à D'Ormesson et son Figaro servile comme toujours, face à l'asservissement à l'argent.
Yvan Balchoy
https://www.youtube.com/watch?v=qfsoQfhXeeA
«Allongés sur les rails nous arrêtions les trains.
Pour vous et vos pareils nous étions la vermine.
Sur qui vos policiers pouvaient taper sans frein.
Mais les rues résonnaient de paix en Indochine.
Nous disions que la guerre était perdue d’avance.
