PEUT-ON ETRE UN VRAI COMMUNISTE ET UN AUTHENTIQUE CHRETIEN ?
A cette époque où l'égoïsme des classes possédantes atteint un niveau inhumain dont les conséquences à court ou à moyen terme seront désastreuses pour le peuple français.
Communiste résolu et en même temps convaincu que le message de l'Homme de Nazareth détermine comme nul autre le destin de l'humanité, contrairement à ce qu'on m'avait enseigné dans ma jeunesse, je suis de plus en plus persuadé qu'on peut, j'ai envie de dire qu'on devrait, être tout à la fois communiste et chrétien.
Le communisme est une utopie, selon Platon, un des premiers qui en ait parlé même si les premiers hommes, au temps des cavernes, vivaient souvent dans leur vie quotidienne un communisme de fait sinon de droit.
- Dans les Actes des Apôtres le terme et le réalité di communisme resurgit chez les premiers chrétiens sous une forme dans le communauté naissante de mise en commun et de redistribution entre les frères basée sur le nécessaire de chacun.
- « Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu’ils ont. Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Chaque jour, d’un seul cœur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un cœur simple »
- (Actes des Apôtres 2, 43-46)
Un autre extrait :
- « Personne ne dit : « Cela, c’est à moi ! », mais ils mettent tout en commun. […] Parmi eux, personne ne manque de rien. En effet, tous ceux qui ont des champs ou des maisons les vendent, ils apportent l’argent de ce qu’ils ont vendu et ils le donnent aux apôtres. Ensuite, on distribue l’argent, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Il y a ainsi un certain Joseph, un lévite né à Chypre. Les apôtres l’appellent Barnabas, ce qui veut dire « l’homme qui encourage ». Il a un champ, il le vend, il apporte l’argent et le donne aux apôtres »
- (Actes des Apôtres 4, 32-37)
On notera l'importante formule « et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire ». En effet, selon Karl Marx la société communiste sera une société qui passera de « chacun selon ses capacités » à « chacun selon ses besoins ». Les deux formules sont proches.
L'idée de communisme réapparaît en France vers 1840 comme moyen pour les ouvriers de s'affranchir de leur exploitation.
Malgré sa fin tragique, la Commune de Paris de 1871 a été pendant quelques semaines un essai de mise en application des principes développés par Marx et Engels
.http://www.toupie.org/Dictionnaire/Communisme.htm
La vision nouvelle est différente dans sa formulation de celle des premiers chrétiens qui garantissait à chacun son nécessaire, alors qu'il s'agit de garantir à chacun l'épanouissement de ses besoins.
En effet, selon Karl Marx la société communiste sera une société qui passera de « chacun selon ses capacités » à « chacun selon ses besoins ». Les deux formules sont proches.
On doit bien reconnaître ici que Marx n'a pas tort en découvrant la société qui l'entoure et les débuts désastreux pour les plus pauvres de la naissance du capitalisme industriel qui broie les ouvriers et les pauvres tout en continuant à affirmer un christianisme qui loin d'être un cri de liberté est devenu comme Marx et Engels l'ont bien compris une forme d'OPIUM social, tout le contraire du message de l'homme de Nazareth.
Dans la société communiste, la contribution productive pourra mettre en application le principe résumé dans la formule : « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins »mais elles ne disent pas la même chose.
- Dans la société communiste, la contribution productive pourra mettre en application le principe résumé dans la formule : « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».
https://fr.wikiquote.org/wiki/De_chacun_selon_ses_moyens,_%C3%A0_chacun_selon_ses_besoins.
J'ai entendu un jour, sans être du tout sûr de l'authenticité de cette parole que Lénine aurait dit si les chrétiens avaient mis en pratique ce que Jésus (ou selon d'autres Saint François) avait non seulement dit mais agi, ma révolution n'aurait pas été nécessaire.
Ce faux rappel historique est en tout cas justifié. Rien n'était moins chrétien que cette société industrielle qui broyait pire que des machines les ouvriers misérables qui enrichissaient les premiers capitalistes en leur prêchant vraiment un ciel "OPIUM" spirituel et trompeur.
La réaction de plus en plus violente des travailleurs était non seulement inévitable mais juste et nécessaire. Elle est loin de s'être terminée aujourd'hui et je crains de plus en plus qu'une nouvelle révolution plus terrible peut-être que celle de 1789 car car concernera la totalité de l'humanité,
Je suis persuadé que de cette révolution que j'espère sans doute en vain, la plus pacifique possible, engendrera à la longue, très longue sans doute, ce communisme initié par les premiers chrétiens, détruit peu à peu par des Eglises et des Empires qui ont résolument tourné le dos à l'Evangile tout en dressant une croix qui crucifiait la multitude des plus pauvres en concentrant les richesses sur un tout petit nombre d'humains, situation bien symbolisés par la forfaiture, au sens évangélique, que fut le règne de Louis XIV.
J'espère de tout mon coeur - Je voudrais dire JE CROIS que dans le futur ce communisme marxiste et antireligieux se rapprochera de la vision fraternelle de l'humanité qu'à incarné Jésus de Nazareth et que le message du Capital (institution détestable je le rappelle pour Marx) complètera et s'harmonisera avec celui de l'Evangile.
Je vous conseille de lire le blog de Chantal Dupille sur le communisme qui n'est pas seulement un mot laïc mais aussi un Saint mot que je relie pour ma part au Grand SOIR.


