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Publié par BALCHOY


Je ne suis pas prêt d'oublier ce moment. Je venait de déguster un bon café avec toi et nous reprenions ensemble la route vers le Métro qui allait nous séparer puisque nous prenions des directions opposées. Soudain, tu m'as mis ta main sur l'épaule : "J'ai envie de t'offir un autre café".
Quelques instant plus tard, attablés dans une sorte de crèperie, tu me posas tout de go cette question qui au premier abord me laissa interloqué:
"Es-tu heureux ?"
 " ou bien peut-être :"Que te manque-t-il pour être heureux?
Je ne vous répondrai pas ici personnellement à cette question car j'ai réservé cette difficile réponse à mon amie.
Il me semble seulement interessant de noter ici quelques réflexions sur le bonheur humain qui me sont venues de ce deuxième café plus exquis que le premier même s'il n'eut pas lieu à ce rendez-vous presqu'hebdomadaire qu'est l'Exki.

Je pense d'abord à cette chanson de Brassens : "Il n'y a pas d'amour heureux" qui à mon avis était tout sauf un cri de désespoir mais la constatation d'un homme lucide et exigent.
Le bonheur comme un état permanent, sans nuage, toujours au plus haut de sa forme, je n'y crois guère, plutôt je n'y crois pas.
Le bonheur qui peut être court comme une étoile filante, passager comme la page ou même le chapitre d'un livre ou l'écoute d'une chanson, la découverte d'un sourire, d'une caresse, d'un geste de tendresse existe bien mais il n'est pas plus possible de la retenir en ses main que du sable ramassé sur la plage.

Je préfère parler du bonheur au pluriel comme des instants de bonheur vécus seuls, au sein de la nature, en complicité avec un être cher ou au détour d'une rencontre fortuite. Il est souvent surprise et ne se commande vraiment jamais. En tout cas je n'en connais pas une recette précise comme celle d'un bon plat.

Etre heureux, cela ne me semble pas vivre sans cesse dans la joie, le plaisir, l'insouciance mais c'est être capable de relier ces instant plus ou moins fugitifs, parfois un peu plus longs où la vie nous sourit  à travers une sorte de fil invisible, magique presque qui donne une sorte de durée virutelle à ce qui souvent est si fugitif;  ce fil invisible ce peut-être pour certains la création artistique, un travail bien fait, un amour durable ou passionnel, une générosité donnée ou reçue. Le bonheur a autant de formes que la vie.

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

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