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Publié par BALCHOY

 

Extrait du quotidien numérique du PTB

 

 

 

Un élu PTB vaut quatre fois un élu MR

Un élu PTB représente 125 645 voix. Un élu MR, 32 515 voix. Magouille ? Non. Bienvenue en Belgique.

Jonathan Lefèvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Un député PTB représente 125 645 voix, alors qu’un élu MR ne “vaut” que 32 515 voix. 3,86 fois moins exactement… » Ce n’est pas Marco Van Hees, spécialiste es chiffres du PTB et nouveau député fédéral qui le dit, mais Vincent Peiffer, du magazine Moustique, sur les ondes de Bel-Rtl.1

« Dix jours après les élections, on en apprend encore de bien bonnes sur notre folklore électoral. Nous avons déjà un système à la proportionnelle qui oblige à faire des coalitions parfois étonnantes... Soit. Nous avons aussi l’apparentement, qui nous a valu 4 ans de Laurent Louis au Parlement... Soit. Nous avons encore eu le superbe bug électoral du vote électronique… Soit. Et puis hier, Pascal Delwit sortait sa calculette pour nous montrer à quel point les grands partis sont avantagés par rapport aux petits partis. Ce n’est pas nouveau, mais à ce point-là, c’est étonnant. Selon le politologue de l’ULB, dimanche dernier, le siège d’un député fédéral du PTB valait – tenez-vous bien – quasiment 4 fois plus de voix que celui d’un élu MR. »

Le PTB a obtenu plus de 250 000 voix sur tout le pays. Ce beau résultat lui permet d’envoyer… 2 députés au Parlement fédéral. Dans le même temps, Ecolo, avec ses 222 551 voix, obtient… 6 sièges. Comment expliquer cette disproportion ? Trois éléments entrent en compte : la clé de D’Hondt, le seuil électoral, le découpage par circonscription et le seuil d’éligibilité.

Circonspection ou circonscription ?

La clé de D’Hondt, d’abord. Ce système permet de répartir les sièges en fonction des résultats de chaque parti. Ce système n'est pas simple à comprendre mais, comme le dit un journaliste de la RTBF : « Cela confirme la tendance mise en exergue par Pascal Delwit, à savoir que cette formule de répartition offre un léger bonus aux grandes formations. »2 

Le seuil électoral, ensuite. Chaque parti doit obtenir 5 % des voix par circonscription pour entrer en compte dans la répartition des sièges. Mais un parti qui est en dessous de ce seuil dans une ou plusieurs circonscriptions y « perd » toutes ses voix, puisqu’elles ne sont pas prises en compte.

Le découpage par circonscription, enfin, qui porte le seuil d’éligibilité bien au-delà des 5%. Le nombre de sièges par circonscription dépend du nombre d’habitants de cette circonscription. Dans les régions moins peuplées, vu qu’il y a moins de sièges, il faut plus de voix. Le seuil est plus élevé. Ainsi, dans la province de Luxembourg, le seuil pour la circonscription d’Arlon/Marche/Bastogne est de 22,2 % et, dans celle de Neufchâteau/Virton, ce chiffre monte à… 33 %. Le nombre de voix « perdues » est donc important.

Conclusion du journaliste du Moustique : « Vous avez compris ? Non ? Ce n’est pas grave… Parce qu’il n’y a que deux choses à retenir. D’abord, notre système électoral est quand même très compliqué et très bizarre. Et puis surtout, moi je l’dis : “C’est todi les p’tits qu’on spotche” ! »

Ces mesures favorisent les grands partis au détriment des plus petits. Mais, malgré cela, le PTB entend bien jouer son rôle de moustique aux Parlements. Et de là à dire qu’un Marco Van Hees vaut quatre Didier Reynders ou un Raoul Hedebouw, quatre Charles Michel…

 

1. Bel-Rtl, 4 juin. Retrouvez la vidéo et le texte ici  • 2. Rtbf.be, 3 juin

http://www.solidaire.org/index.php?id=1340&tx_ttnews[tt_news]=38590&cHash=b68ef155093ec59bbd7cc710152e0d86

 

 

P.S. 

 

A cet article qui prouve l'injustice de notre système électoral, il faut ajouter combien chez nous et sans doute dans beaucoup d'autres pays les hommes politiques pour tout ce qui les  concerne personnellement,  salaire, rétribution, pension se sont érigés la fois juges et parties.  

On l'a vu dans le refus  injuste du recomptage des voix à Charleroi torpillé par des socialistes qui ont fait une grande croix sur leur idéal passé et CDH parti d'origine chrétienne qui est prêt à se lier aux socialistes dans les régions sans pour autant renoncer absolument à se lier à la nationaliste et raciste  N VA au fédéral avec Charles Michel qui n'en n'est pas à sa première trahison des intérêts des francophones de Bruxelles  et de sa périphérie ainsi me semble-t-il cette fois du sud du pays.

 

 

Et si toutes ces questions y compris la rétribution de nos parlementaires n'étaient plus décidées par eux mais par une commission de citoyen représentant les différentes couches sociales selon leur importance numérique ? 

 

Je tiens à rappeler que mon Grand Père sénateur refusa sa retraite parlementaire car selon lui sa fonction sénatoriale n'était pas un métier. Il avait en effet une pension civile qui lui suffisait. 

 

Je doute que beaucoup de ses successeurs soient prêts à imiter son exemple ! 

 

Yvan Balchoy

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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