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Publié par BALCHOY

 
 

http://eldesiertoflorido.over-blog.com/article-victor-jara-hoy-y-siempre-101722848.html

 

Je vous invite à lire la totalité de ce magnifique hommage au poète Chilien.

 

 

VICTOR-JARA-2.jpg

 

 

 

 

 
Mémoire d'un artiste martyr
 
Après le coup d'Etat militaire orchestré par le général Pinochet, avec le consentement du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, le 11 septembre 1973 (Ndlr: Attention digression... le 11 septembre 1973 était un mardi, tout comme celui de l'année 2001, et celui de l'année 2012 où nous écrivons cet article), qui voit le bombardement en plein jour du palais présidentiel et le suicide du président élu Savador Allende (confirmé depuis peu par une autopsie officielle post-mortem), Victor Jara est arrêté et torturé à l'Estadio Chile, puis à l'Estadio Nacional avec de nombreux autres sympatisants pro-Allende. Il y écrit le poème Estadio de Chile qui dénonce le fascisme et la dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est rapidement mis à l'écart des autres prisonniers.
Entre mythe et réalité, dont celle écrite par l'écrivain Miguel Cabezas, témoin occulaire de sa mort, on raconte qu'après l'avoir passé à tabac, les militaires lui auraient brisé les doigts avec la crosse d'un fusil et à coups de bottes, avant de lui intimer l'ordre de chanter. Victor Jara aurait défié les soldats putchistes en se tournant vers les militants détenus avec lui, et en entonnant l'hymne de l'Unité Populaire. Les militaires l'auraient alors exécuté par balles (pas moins de 44 balles), ainsi que la majorité des militants qui avaient repris son chant en chœur. Nous sommes le 15 septembre 1973.
 
 
Lors de son deuxième enterrement en 2009 (après avoir été enterré semi-clandestinement le 18 septembre 1973), ce sont plus de 5000 chiliens qui accompagnent sa dépouille à travers la capitale Santiago. Près de 35 ans après sa mort, c'est sous la présidence de Michèle Bachelet que l'artiste martyre accède officiellement au panthéon populaire du peuple chilien, même si dans les coeurs il y était déjà bien installé.
 
L'estadio Chile où fût emprisonné Victor Jara après le coup d'Etat porte aujourd'hui le nom de Estadio Victor Jara.
 
Parmi les nombreux groupes et chanteurs qui lui ont rendu hommage citons Jean Ferrat (Le bruit des bottes), Julos Beaucarne dans sa "lettre à Kisin ger", la troupe algérienne Debza, le chanteur Quénecquois Jean-François Lessard, le groupe allemnad (Deathcore Heaven "The Martyrs'blodd" et Bernard Lavilliers "La Samba)
 

 

 

 
Extrait de Manifesto (Manifeste), dernière chanson écrite par Victor Jara :
 
Yo no canto por cantar
Ni por tener buena voz
Canto porque la guitarra Tiene sentido y razon,
Tiene corazon de tierra Y alas de palomita,
Es como el agua bendita Santigua glorias y penas,
 
Je ne chante pas juste pour chanter,
ni pour montrer ma belle voix.
Je chante parce que la guitare a du sens, parce qu'elle a raison.
Elle a un coeur de terre et des ailes de colombes,
elle est comme l'eau bénite, qui bénit les gloires et les peines.

 

 

 

A l'instar du guerillero révolutionnaire argentin Ernesto Che Guevara, Victor Jara militera lui aussi pour une Amérique du Sud unie. A la suite de l'assassinat du Commandante Guevara, Victor Jara écrira la chanson Zamba del Che (1969).

 

Vengo cantando esta zamba
J'arrive en chantant cette zamba
Con redoble libertario
Avec un roulement de tambour libertaire
Mataron al guerillero
Ils ont tué le guerillero
Che comandante Guevara
Che commandant Guevara
 

 
[...]

 

De los derechos humanos
Ils violent les droits humains
Los violan en tantas partes
Dans de si nombreuses regions
En America Latina
D'Amerique Latine
Domingo, Lunes y Martes
Dimanche, lundi et mardi

Nos imponen militares
Ils nous imposent des militaires
Para sojuzgar los pueblos
Pour dominer les peuples ;
Dictadores, asesinos
Dictateurs, assassins,
Gorilas y generales
Gorilles et généraux.

Explotan al campesino,
Ils exploitent le paysan,
Al minero y al obrero
Le mineur et l'ouvrier.
Cuanto dolor es su destino
Combien de douleur est son destin
Hambre, miseria y dolor
Faim, misère et douleur

Bolivar le dió el camino,
Bolivar lui a montré le chemin
Y Guevara lo siguió
Et Guevara l'a suivi
Liberar a nuestro pueblo,
Libérer notre peuple
Del dominio explotador.
Du pouvoir qui nous exploite

 

 

 

VICTOR-JARA-A.jpg

 
 
  Je n'oublie pas personnellement de rappeler que presque partout où des dictatures ont ensanglanté l'Amérique latine, les fomenteurs de ces boucheries étaient encouragés par les Etats-Unis qui sont loin d'être le pays de la Liberté dont il s'affublent avec impudence.

 

Victor Jara, Salavador Allende, El CHE, Pablo Neruda  nous rappellent une petite partiedu martyr d'un continent.

Aujourd'hui le même Etat d'injustice, sans renoncer bien sûr à intervenir quand il le peut  dans le sens de l'injustice sociale en Amérique latine  (il suffit de voir sa politique face aux états progressiste comme Cuba,  le Vénézuela, l'Equateur....a jeté, souvent sous le masque d el'OTAN, son triste dévolu sur le Moyen Orient et l'Asie où il fait allégrement couler le sang  de ses opposants et de beaucoup d'innocents.

 

 

Merci Victor Jara de ta lutte héroïque de de tes poèmes qui nous ouvrent les yeux sur les injustices d'hier et d'aujourd'hui !

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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