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Publié par BALCHOY

 
Je vous livre ici une des nombreuses K7 que mon père nous a laissées et à travers lesquelles il nous a beaucoup  raconté de sa vie, de ses idées et de certains de ses voyages sans oublier l'essentiel :son amour pour toute sa famille tant ceux qui l'avaient précédé que sa femme et ses enfants dont j'ai l'honneur et la chance d'être.

Cette K7, rédigée avec un appareillage premier prix vers 1990,  n'est pas facile à écouter, peut-être un bon casque et surtout un atmosphère de silence vous permettront d'en comprendre l'essentiel.
Celle-ci raconte une série de blagues, paysannes, ou universitaires parfois, mais aussi un aperçu intéressant de la vie politique de mon Grand Père Léon Legrand, dont j'ai publié le récit de l'exode de 1940 sans oublier le rôle important que joua la vélo dans la vie de mon père.





J'ai divisé le contenu de cette K7 en onze parties dont je vous donne ici un résumé léger pour vous aider à mieux la suivre.

1) Histoire du Vieux Marcel et d'une partie de chasse à Haversin où un Président du Tribunal se fit rouler ou voler d'une certaine façon.

2) Un mot d'enfant à propos de ce qu'on appelle communément "une mauvaise langue"

3) Un fait que je crois vécu à la collégiale de Dinant où une dame aimant  non seulement se mettre en valeur par ses tenues mais aussi par son retard calculé d'entrer à la Messe  au début du sermon fut d'une façon un peu cruelle mais méritée,  "sermonnée" par le Doyen.

4) Une histoire de potaches accomplie avec un de ses meilleurs amis; tous deux introduisent dans un café une ouate porteuse d'une odeur infecte pour incommoder l'assistance et surtout le cafetier.

5) l'histoire d'un habitant qui eut bien de la peine à demander un "rigolo" à un pharmacien alors que ce mot désignait autrefois un remède  "sérieux" contre les maux de gorge.

6)  Une histoire d'étudiants à Louvain ; de faux coup de sonnette chez un responsable de l'Université vont tourner très mal pour un pauvre étudiant victime d'une machination filo-électrique.

7) Un des mes grands Oncles, Prosper,  que j'ai bien connu, un jour où il voyageait, ayant récupéré une créance importance pour son père, un peu émèche au café se laisse entraîner par des paysans à jouer cette somme d'argent contre une carriole et son cheval . Or l'oncle Prosper gagne mais effrayé par son geste et la colère qu'il imagine de son père s'enfuit.
Le fermier, homme honnête considérant qu'une dette de jeu est une dette d'honneur apporte la carriole et le cheval chez son père qui entre en furie et donne à Prosper une bonne raclée, comme c'était encore  la coutume au XIX ème siècle.

8) Encore une histoire de Potaches à Louvain qui chahutent une pièce de théatre et se font mettre à la porte par le gendarmerie.

9) Histoire de l'amitié de mon Père pour un Major Anglais vivant à Ostende mais exilé à Dinant par les allemands.
Papa aimait le recevoir en le faisant savoir aux occupants et à sa mort il organisa une quête pour lui donner des funérailles dignes. Cette petite histoire illustre bien l'honnêteté foncière de mon papa.

10) Il est question d'une réunion politique à Jemelle où Léon Legrand, mon grand père,  membre démocrate chrétien du parti catholique réussit à se concilier une assemblée hostile aux catholiques considérés comme conservateurs et bourgeois et gâce à cette réunion gagna une élection difficile. Mon papa explique ensuite pourquoi à la fin de la guerre mon Grand Père refusa d'entrer dans la nouveau parti chrétien PSC qui d'ailleurs n'existe plus.

11) En partant de la Famille Claeys (Emile le père, Henry, le fils) papa nous explique tout à la fois l'importance du vélo que pendant de nombreuses années il utilisait par tous les temps pour nourrir sa famille durant la guerre.
Il illustre magnifiquement son tempérament distrait dont j'ai bien hérité.
Mais il rappelle surtout  le  souvenir que je garde moi-même de la famille Piette de Bioul qui nous a littéralement fait vivre entre 1940 et 1945. Je me rappelle encore le verger qui me semblait gigantesque et dont nous faisions le plan avec le regretté Jean-Marie Claeys mais surtout les bonnes et grosses tartines beurrées qu'on nous y offrait sans compter.
Jamais ne n'oublierai la générosité de cette famille de célibataires pour qui le mot amitié n'était pas un mot vain.
 
Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
http://poesie-action.com

 

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leurent 08/12/2016 22:38

je n'arrive pas à l'entendre
merci
bisous
ta niece brigitte

YVAN BALCHOY 20/01/2017 12:30

C'est vrai pour moi aussi, changement de logiciel, je cherche Brigitte, bisous