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Publié par BALCHOY

TOMBE

Sur la terre asséchée


bien accrochée


si bien alignée


presque résignée


une humble croix


de simple bois


 me fait froid


au coeur de ce cette chaleur


qui m'écoeure.


En ce dimanche


 sous quelques planches


 un peu de sable


 toute une vie gît là


tout à plat


tellement pitoyable


  en ce sinistre mouroir


 Devant le sort inhumain


 jeté à mon cousin germain


son simulacre de funérailles


 tant de souvenirs en pagaille


peuplent ma mémoire


vivant grimoire


où comme dans un miroir


 je relis ma jeunesse

 

au seuil de ma vieillesse


Je revois la gentillesse


de ce jeune homme génial


 autant que jovial


qui faisait notre fierté


 par sa naissante célébrité


 ses succès universitaires


 ses voyages planétaires


  Puis plus tard, chez lui


dans la chaleur du midi


 dans le regard haineux


de deux enfants teigneux


 brusquement je découvris


 que l'argent sans amour


ne pèse pas lourd


Si grande fut la gloire


 si lourde fut la chute


 au sein de cet isoloir


 où cet esprit brillant


 autant que chatoyant


 fit la culbute victime


 broyée d'un pseudo-foyer


à l'image de son corps


 hier si gaillard

 

tellement conquistador


devenu un prématuré vieillard


perdu dans un éternel brouillard


Je ne suis pas prêt d'oublier


au seuil d'une soirée ensoleillée


bien plus tard,

 

notre revoyure


Porte de Namur


 où avec fierté


 il me fit miroiter


 sur papier glacé


 le beau visage


 d'une fille sans âge


 qui lui apportait enfin


cette tendresse


 dont il avait si faim


au coeur de ses détresses


 Ainsi partageant nos poèmes


 ainsi que tous nos "je t'aime"


 redevenus cousins


 nous devinmes enfin copains

 

 

 

Yvan Balchoy

 

 

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

solidaire des résistants du Ghetto de Gaza et des martyrs des minorités de l'Irak

 

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