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Publié par BALCHOY

http://www.ptb.be/nieuws/artikel/analyse-percee-du-ptb-comme-force-emergente-a-gauche.html

 

 

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Analyse :: Percée du PTB+ comme force émergente à gauche

Le PTB+ a obtenu, du Sud au Nord du pays, un total de 31 conseillers communaux, 17 élus de districts (à Anvers) et 4 conseillers provinciaux. Il devient ainsi la force émergente à gauche dans toute la Belgique. Flash-back sur cette victoire, de David Pestieau dans Solidair.

David Pestieau

 

 

 

À Anvers, le PTB a été actif sur de nombreux dossiers. Ici, une action à Deurne pour dénoncer la présence de flats-services pour seniors vides. (Photo PTB Anvers)

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Élections communales et provinciales : 52 élus dans tout le pays

 

« Lors de notre congrès du renouveau en 2008, nous avions pointé les élections communales de 2012 comme objectif pour avoir nos premiers élus dans trois grandes villes : Anvers, Liège et Bruxelles (Molenbeek). Pour nous, ces villes devaient servir comme locomotives pour ensuite construire et s’élargir ailleurs, rappelle Peter Mertens, président national du PTB. Et nous avons réussi notre pari dans ces trois villes au-delà de nos attentes : 

 

Nous entrons au conseil communal d’Anvers, non pas avec un élu mais quatre et nous obtenons 17 conseillers de districts pour construire une belle alternative de gauche, une opposition combative. Nous faisons aussi notre entrée à Liège-ville, avec deux élus. Et nous devenons le deuxième parti à Seraing et Herstal. Avec 12 élus dans l’agglomération liégeoise, nous commençons à peser sur l’échiquier politique. A Bruxelles, non seulement nous obtenons notre premier élu à Molenbeek mais nous arrachons aussi un élu à Schaerbeek, la deuxième plus grande commune de la capitale. »

 

« Mais les locomotives ont déjà commencé à entraîner d’autres grandes villes dans leur sillage, au Sud comme au Nord du pays, souligne le président du PTB. Au Hainaut, nous sommes désormais présents au conseil communal des trois plus grandes villes : à Charleroi, à Mons et à La Louvière. Et nous nous approchons de notre premier élu à Gand, Namur, Louvain et Malines en flirtant avec la barre des 3 %. » Les publics atteints par le travail de terrain du parti se sont diversifiés touchant davantage la jeunesse, le monde du travail et l’immigration. Et le parti perce pour la première fois dans des villes comme Liège, Mons ou Gand où il n’y a pas de maisons médicales de Médecine pour le Peuple.

 

Peser sur le gouvernement

 

Et dans ses bastions comme Genk, le PTB triple le nombre de sièges alors que dans la commune ouvrière de Zelzate (Gand), il devient le deuxième parti avec 22 %.

 

Cette percée pèsera dès demain sur le gouvernement Di Rupo-Van Quickenborne qui se prépare à une nouvelle cure d’austérité de plus de 4 milliards : «  Quand on examine les résultats électoraux au Sud du pays, on se rend compte que le Parti socialiste, a souvent été attaqué sur sa gauche, par le PTB » note la Libre dans son analyse du scrutin. « Une “menace” qui devrait le pousser à maintenir une ligne dure, notamment dans les dossiers économiques, fiscaux ou bancaires, des dossiers sur lesquels le PTB se montre souvent très radical. Conclusion de tout ceci ? Le gouvernement fédéral va continuer comme avant. Mais ce sera sans doute un peu plus difficile qu’avant1. »

 

Au Nord du pays, le résultat obtenu à Anvers prend une signification nationale, face à un De Wever qui veut utiliser la conquête du mayorat d’Anvers comme tremplin pour obtenir le confédéralisme en 2014. Un scénario que refuse le seul parti unitaire et national du pays. 

 

4ème parti à Anvers

 

Avec 8 %, le PTB+ entre au conseil communal d’Anvers avec quatre élus et devient le quatrième parti de la métropole à égalité avec Groen. « Il va enfin y avoir un parti à Anvers qui va mener une opposition sociale. Nous n’allons pas faire de cadeaux au futur bourgmestre Bart De Wever. Ni au conseil communal, ni dans les districts, souligne Peter Mertens. Nous allons le démasquer sur ses points faibles, comme sa politique néolibérale qu’il ne manquera pas d’essayer d’imposer aux Anversois. Et comme les yeux du pays seront rivés sur la ville, chacun pourra juger les actes de la N-VA au pouvoir. » 

 

Parmi les points forts de la campagne : la vision alternative du droit à la ville qui a inspiré les programmes communaux du PTB+ et qui s’oppose à la politique néolibérale qui domine aujourd’hui. Par des actions et des débats, les listes locales du PTB+ ont aussi souvent su imposer au cœur du débat politique des thèmes proches des gens comme le logement public, l’emploi, l’enseignement, les taxes communales sur les déchets, l’énergie ou l’environnement. 

 

Et le succès du livre de Peter Mertens Comment osent-ils ? et l’impact des révélations du service d’étude ont assis la crédibilité du parti dans les derniers mois. 

 

La communication originale des campagnes locales a été souvent jugée comme une des meilleurs de tous les partis par les observateurs neutres. Alors que des jeunes porte-parole ont pu tenir la dragée haute aux ténors politiques lors des débats télévisés. A côté de Peter Mertens et Raoul Hedebouw, beaucoup ont pu découvrir par exemple Axel Bernard, Tom De Meester, Sofie Merckx, Damien Robert, Mie Branders, Nadia Moscufo, Dirk De Block ou Zohra Othman.

 

 « Je veux remercier de tout mon cœur, au nom du Bureau du parti, tous les 1 321 candidats, les milliers de militants, membres et sympathisants qui nous ont aidé dans cette campagne, conclut Peter Mertens. Et en particulier, ceux qui, loin des projecteurs, nous ont permis de nous mettre sur la carte politique dans des plus petites communes et dans les conseils provinciaux. Ils ont aussi permis au PTB+ d’émerger comme une force qui s’engagera, et au niveau communal et au niveau national, dans une opposition sociale de gauche. »

 

 

1. La Libre Belgique, 15 octobre 2012

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