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Publié par BALCHOY

 

 

 

 

 Sur France 2, à partir cependant de 9H, les émissions  musulmane et juive me semblent un peu  centrées sur elle-mêmes.

L’utilisation de la langue traditionnelle, l’arabe ou l’hébreu qui sans doute plaît à la majorité des croyants me semble un peu lourde dans une émission ouverte au grand public. On y trouve une sorte d’exégèse littérale d’un passé certes capital mais un peu loin de notre vécu actuel.

L’émission hébraïque a tenté auourd'hui de rompre avec cette perception historique de la religion de la Thora en s’ouvrant sur ses défis d’aujourd’hui.

 Malheureusement, José Eisenberg, qui la personnifie depuis très longtemps à la TV, se laisse parfois séduire par un courant sioniste à peine feutré.

 Ainsi ce matin, une émission, légitime sur les français qui viennent étudier au lycée français de Jérusalem a donné la parole à ces jeunes issus de la métropole ou parfois d’Afrique du Nord.

Certes la majorité de ces jeunes se sont limités à parler de la qualité de l’enseignement reçu, de la vie commune partagée, de la vie si différente que celle de la métropole mais d’autres, à travers le devoir ou non du service militaire n’ont pas hésité à se dire sionistes.

Josy Eisenberg donne à la naissance de l’état d’Israël une connotation religieuse en disant que de la fin de l’état juif au temps des Babyloniens et des Mésopotamiens  il n’y a plus eu d’état juif jusqu’en 1948, fondation de l’état d’Israël. Il me semble pourtant qu'au temps de Jésus, la Palestine religieusement était bien juive.

 Si le retour en terre sainte me semble plus que respectable, surtout au lendemain  d’un génocide qui compte parmi les plus terribles subis non seulement par le peuple juif mais par toute l’humanité, les circonstances ambigües de sa réalisation  n’en font pas pour autant    un renouveau spirituel du judaïsme.

Quand le persécuté d’hier devient le persécuteur d’aujourd’hui en chassant des populations vivant légitimement sur les terres données un peu légèrement par l’ONU et les puissances occidentales soucieuses de se faire pardonner au détriment d'autrui, on est bien loin du judaïsme des prophètes.

Ainsi, on ne dit rien, en cette émission,  des millions de Palestiniens vivant en Israël et en Palestine comme s'ils n'existaient plus.


Aujourd’hui, il n’y avait pas d’émission orthodoxe, celle peut-être qui me plaît le plus car, tout en étant arque- boutée farouchement à sa tradition vénérable, elle nous transmet un christianisme qui est bien plus que dissection incessante du passé mais joie vivante d’une communauté qui, attachée à son passé prestigieux,  s’ouvre aussi aux richesses du présent.

Partageant avec le judaïsme une place minoritaire dans l'humanité, l’esprit orthodoxe me semble embrasser de son amour l’humanité entière.

 Qui d’ailleurs demeure insensible devant la qualité religieuse et la richesse humaine de la Sainte Liturgie qui mérite tellement son nom.


 

J’avoue que l’émission Protestante qui a suivi, démarquée de ce « chauvinisme » moral, un peu excusable sans doute par les souffrances du présent ou du passé qu'on retrouve dans l'Islam et le judaïsme, m’a plu par son ouverture d’esprit.

 Ainsi l’arrivée d’un nouveau Pape, présidant au destin de la moitié des chrétiens, a été assez longuement abordée avec une attente réelle de relations plus pacifiées , plus coopérantes entre les courants protestants et catholiques du Christianisme.

 

L’attente d’un pape plus fraternel, plus ouvert aux hommes d’aujourd’hui de nos frères protestants est pour l’Eglise catholique elle-même appel à l’auto-réforme, condition sine qua non, de cette Unité de tous les disciples du Christ si réclamée par Jésus.

François d’Assise en son temps et Luther plus tard,  tous deux par des chemins bien différents, ont voulu réformer l’Eglise de leur temps.  Que Luther ait du s’élever contre les excès des indulgences montre que la tentative si humble et unitaire de François n’avait pas totalement réussie.

Aujourd’hui face à un monde où les chrétiens sont et risquent d’être de plus en plus minoritaires , leur Unité semble être le défi fondamental du Christianisme.

 

J’en viens enfin à l’émission catholique, la plus longue, même si dans la perspective d'émissions à la longueur proportionnelle au nombre de fidèles pratiquants, nos frères musulmans y bénéficieraient sans doute d'une place plus conséquente.

Dans une moindre mesure par rapport aux églises « évangéliques », l’émission catholique continue à s’identifier à la Messe même si autour du culte eucharistique des interviews, des nouvelles de la communauté donnent peu à peu du Catholicisme une image plus diverse, plus ouverte.

Voilà pourquoi, j’apprécie qu’en plus d’émissions spécifiques à chaque église chrétienne, d’autres émissions oecuméniques témoignent de la nécessité de progresser vers cette Unité que nous réclame Jésus de Nazareth.

 

Voici quelques réflexions sur les émissions religieuses de France 2 qui ont chacune leur valeur et leur place, ainsi d’ailleurs sûrement que l’esprit « laïc ».

Celui-ci, devenu peu à peu majoritaire dans une humanité déçue sans doute par le comportement pratico-pratique des religions. ne devrait plus être considéré comme l’adversaire des différentes religions mais leur complément humain. 

 

J’aimerais que dans ces émissions du dimanche matin, qui sont un peu vitrines de la foi des croyants, face aussi  à nos contemporains non croyants, ou plutôt croyant autrement, notre héritage commun autant que notre spécificité  prenne le pas sur nos divergences passées.

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