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Publié par BALCHOY

 

 

 

Avant-hier, jusque deux heures du matin je me suis tourné et retourné en mon lit poursuivi par une insomnie tenace. Bref à deux heures, excédé, j’allume ma mini radio et l’installe sur France Culture.

Très bonne idée car, une heure durant, je n’ai plus du tout regretté le sommeil absent, passionné par une émission qui nous a tenté de nous comparer les prouesses du cerveau humain et des ordinateurs ultra sophistiqués que nous utilisons aujourd’hui.

Le cerveau humain exprimé en chiffres, c’est vertigineux, un milliard ou plus de neurones, ces cellules nerveux découvertes seulement à la fin du XIX ème siècle. Ces cellules, qui, contrairement à ce qu’on pensait, en ma jeunesse, peuvent se régénérer au moins partiellement. Chacune d’elle peut se connecter à sa, ses voisines avec 10 000 connections chaque fois. Vous imaginez les capacités fantastiques d’un cerveau humain en fonctionnement.

Evidemment, c’est surtout au début de la vie que cet organe qui nous a rendu roi de la Création de façonne le plus et j’ai retenu qu’à l’âge de trois ans le nombre de connections supplémentaires s’accroît de 40 000 par secondes chiffre qui diminue ensuite au fur et à mesure du vieillissement.

Grâce à L’IRM nous connaissons de façon de plus en plus précise comment fonctionne zone par zone le cerveau humain. D’abord on a pu constater les régions actives lors de certaines activités spécifiques, vue, odorat, mouvement… mais grâce à la possibilité de place via des mini sondes transportés par le sang on arrive à une sorte d’imagerie  cérébrale qui si elle ne nous donne pas (heureusement !) l’image précise de ce que voit ou ressent t le cerveau,  nous en dit cependant beaucoup surtout lorsqu’il y a défaillance d’une fonction.

Une des caractéristiques géniales du cerveau humain au-delà de ses capacités de mémoire  et d’organisation fantastiques c’est sa plasticité qui permet à chacun de nous de se faire un cerveau à façon, tourné vers la musique , ou  le jeu et l’imagination des couleurs,  de l’édiction et le mélange des goûts pour un chef en cuisine, pour un peintre sans parler de la logique rationnelle qui est fait de la philosophie, une variété quasi infinie qui fait qu’il y a évidemment autant de cerveaux différents que d’hommes et de femmes dans l’humanité.

 

Pour ce qui est de l’histoire  l’ordinateur, oubliant quelques instants l’émission nocturne, j’en reviens à mon initiation à l’informatique, il y a   un peu plus de 32 ans , j’acheté un ZX 81 de Sinclair qui avait une mémoire, qui fait plus que sourire aujourd’hui 1 K, de quoi écrire une phrase, quelques chiffres et des miniprogramations plus qu’élémentaires. Un peu plus tard m’en allai à Maidstone  en Grande Bretagne durant les fêtes de Noël pour acheter de célèbre Spectrum, capacité fantastique pour l’époque 48K avec la possibilité de mémoriser des données ou programme d’abord sur des K7 standard puis des petits microdrives. Cela n’était pas toujours très stable mais je me rappelle avoir pu mettre sur le Spectrum la gestion des membres de la Ligue des Famille de ma commune, environ 260 personnes avec une trentaine au moins de données par personnes, il y avait un traitement de texte assez performant et on pouvait présenter des graphiques de statistiques… génial !

Plus tard j’achetai le QL de la même firme qui avait une capacité accrue de 125 K….

Aujourd’hui avec 48 K, que pourrait-on faire avec Windows. Pas grand-chose, pas beaucoup plus, je pense qu’avec le ZX 81 dont j’ai parlé plus haut.

En une trentaine d’année, l’informatique domestique a une capacité plus d’un million de fois supérieure à mon Spectrum que je garde toujours précieusement dans une armoire.

Revenons à France Culture et aux performances de l’ordinateur. Si on compare les performances d’un cerveau humain et celle d’un ordinateur en comparant leur rapidité de calcul ou de classement, évidemment nous pauvres humains malgré l’ultra capacité de notre cerveau nous restons bien en arrière lorsqu’il s’agit par exemple de calculer la factorielle de 100.

Internet constitue un giga ordinateur composé d’un milliard d’ordinateurs qui sont connectés entre eux et nous permettent d’accéder à un savoir fantastique en quelques secondes.

L’ordinateur peut aller plus loin, puisque très vite on l’a fait jouer aux Dames et même au jeu d’échec ou il s’est révélé de taille à lutter à armes égales ou presque avec des joueurs professionnels.

Mais nous arrivons ici à une différence essentielle entre ces « cerveaux » artificiels que nous arrivons à agglomérer et notre cerveau naturel  qui fonctionne très bien du plus grand des savants au plus commun des mortels.

L’ordinateur classique et même les robots extraordinaires que construisent les Japonais capables de distinguer si leur interlocuteur est content ou fâché et prêt à leur servir le thé selon les normes, est toujours limité à la mission simple ou plis complexe que l’homme lui a assigne.

 

Certes l’ordonnateur connait beaucoup de choses et souvent avant nous dans le temps mais il est totalement incapable, aujourd’hui en tout cas, de s’investir dans une autre mission que celle prévue pour lui et à mon avis, au stade actuel en tout cas contrairement à nous, il ne sait pas qu’il connaît. Il n’a pas la conscience, cette merveille qui, dit-on souvent, sans en avoir de preuve formelle, distingue l’homme des autres êtres vivants.

L’aura-t-il un jour, comme certains l’imaginent dans des récits prémonitoires qui ne sont, je pense, que de la science-fiction  Qui sait ???

 

Ce qui est sûr, par contre c’est que l’informatique moderne peut aider et même prolonger l’action du cerveau et même peut-être le contraire.

 

Ainsi on a réussi à relier les impulsions électriques du cerveau à certains circuits informatiques ce qui permet et permettra de plus en plus à notre cerveau de commander des actions extérieures telles que par exemple agir directement sur le jeu par la pensée sans manettes ou bien pour un handicapé privé de ses mains de diriger sa voiturette par la seule volonté de son cerveau.

 

En ce sens le cerveau et l’ordinateur ont un chemin royal humain à faire devant eux. Jusqu’où pourraient-ils conjuguer leurs capacités, je ne sais mais je suis sur qu’ils amélioreront grandement la vie des hommes handicapés ou pas.

J’espère en revanche que l’idée même de robots intelligents capables comme nous de décider et de choisir dans des quantités de choix et de situations différentes au point de menacer la place de l’humanité sur la terre, j’en doute fortement et en tout cas, si c’était possible, j’en aurais peur car je ne vois pas le Bien qui en résulterait pour chacun d’entre nous.

 

 

Yvan Balchoy

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

solidaire des Résistants du Ghetto de Gaza et des minorités persécutées en Irak

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