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Publié par BALCHOY

 

 

Ce CRI concerne-t-il l’angoisse de familles qui, suite à un licenciement ont de graves problèmes pour vivre,de malades qui n’arrivent plus à payer les soins leur permettant de se soigner,  etc…


Non il s’agit, pour la revue des propriétaires et copropriétaires de Belgique des malheurs de leurs abonnés et de la « RAGE TAXATOIRE » du gouvernement.

 

 Vous pouvez constater au dessin figurant sur la couverture de la revue du SNP (Syndicat National des propriétaires) avec quelle délicatesse ce sujet sérieux est traité.

 

 

 

 

 

DSCN0326.JPG

 

Je conseillerais aux responsables de cette revue de fréquenter un peu plus en hiver nos gares où vivent un certain nombre d’anciens locataires devenus sans abri par leur propre faute ? ou parfois par la politique menée par certains de ces grands propriétaires au pouvoir.


Pour le moment cette mesure ne concerne que le logement social mais nos chers (très chers, c’est vrai) propriétaires imaginent déjà l’extension de cette mesure au domaine privé, ce qui constituerait, selon eux,  « une remise en cause fondamentale » du droit de propriété. ».

Toute personne de bon sens comprend bien qu’une famille avec enfants par exemple ne peut être expulsée en hiver que si elle est sûre d’être relogée dans des conditions décentes. Mettre quelqu’un à la rue particulièrement en période de froid  est un crime.


Pour le SNP, c’est au CPAS donc à l’Etat de veiller à cette protection, mais qui ne comprend que cette mesure bien légitime a un coût que bien entendu seul l’impôt peut combler. Mais ne retombe pas ainsi dans cette rage taxatoire dénoncé par le syndicat des propriétaires.


Il me semble important de rappeler ici que la Belgique, contrairement par exemple à La France, qui a légalisé la trêve hivernale, ne retient des revenus de la location d’un bien immobilier que sa valeur cadastrale qui est très nettement inférieure le plus souvent au vrai revenu touché par le propriétaire.  De plus, si ce dernier est négligent dans l’entretien du bien loué, il n’en gagnera que plus, ce qui ne me semble pas moral.

 

Le SNP dès qu’on parle d’obligation du baïeur « crie » à une atteinte grave au caractère sacré du droit de propriété.


Pour ma part, comme  beaucoup de grands et justes penseurs, pas seulement communistes marxistes l’ont  établi avec justesse, le principe ultime qui gouverne les sociétés humaines, dès l’origine, fut la mise en commun des biens essentiels pour la communauté. 


Ce n’est qu’à partir du moment où l’ensemble des hommes et des femmes jouissent  des droits essentiels pour leur survie (nourriture, logement, éducation, santé..) que la propriété privée devient légitime.


A ce propos un grand théologie, Saint Thomas d’Aquin rappelait qu’en cas de grande famine par exemple, une personne qui avait tout fait pour pouvoir se nourrir sans y arriver a le droit d’entrer dans un boulangerie et de se servir d’un pain devenu ainsi le sien.


Notre constitution nous accorde pareillement le droit d’avoir un toit mais sans en assurer toujours la possibilité concrète, car ceux qui  gouvernent ne sont pour ainsi dire jamais de vrais miséreux  et ne veulent surtout pas mettre en discussion leurs privilèges.


Ainsi mettre une famille à la rue, dans un pays comme le nôtre, est, en toute saison,  une atteinte sérieuse, intolérable même aux droits de l’homme qui bien entendu devraient passer avant le droit de propriété.


Pour y arriver, il me semble que chacun devrait payer des impôts à hauteur de ses vrais revenus.  (L’ensemble des loyers perçus moins les frais consacrés à la conservation du bien)


Pourquoi un ouvrier est-il taxé sur la totalité » de ses revenus et pas un propriétaire ?


 Pourquoi de plus la plus-value que touche un propriétaire en cas de vente du bien (et Dieu sait qu’elles sont importantes souvent aujourd’hui) n’est-elle pas considérée comme un gain imposable ?


Si le propriétaire était taxé sur la réalité de ses revenus, les CPAS auraient plus de moyens pour donner un toit à ceux qui n’en n’ont pas ou plus.

Bien entendu, tout ce que j’écris suppose la bonne foi partagée du locataire autant que celle du propriétaire. Ainsi, si un locateur ne paye pas son dû, par fraude et mauvaise foi, il devient un malfaiteur sa dette reste entière ; il doit alors  être puni mais en respectant ses droits fondamentaux et ceux de sa famille.

 

  Ceci ne me semble pas réalisé dans notre pseudo démocratie qui en réalité est une particratie basée entre autres sur la sacralisation absolue du droit de propriété jusqu’à des crimes sociaux évidents comme nos rues et nos gares en témoignent l’hiver.

 

Je suis propriétaire d'une maison ouvrière;  je pense que le droit de vivre dignement vaut pour tous les citoyens propriétaires ou locataires.

 

Manifestement tel ne semble pas être le souci primordial du SNP.

 

Comme chrétien et marxiste, je crois que l’avenir de l’humanité sera communiste et que les moyens de production devraient être réservés à l’Etat.


Cela nous éviterait des privatisations scandaleuses comme celle de l’eau par exemple et qui sait, peut-être,  bientôt de l’air que nous respirons, tout cela,  pour donner à ceux qui exploitent la majorité des humains la possibilité d’amasser des fortunes non seulement scandaleuses par leur démesure mais qui nécessairement privent des milliards d’hommes d’une vie digne.

 

Sommes-nous ici bien loin du malheureux « CRI » du propriétaire lésé ou du malheureux parfois mis à la rue, je  ne le crois pas.

 

Marx a raison  !  Il devient plus important que jamais de redonner au droit de propriété sa relativité humaine essentielle qui seule peut permettre à chacun de profiter des biens de la terre qui sont d’abord destinés à tous,  même si une certaine inégalité sociale, qui n’est pas celle qui prévaut aujourd’hui,  peut être légitime.

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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