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Publié par BALCHOY

 

"Pourquoi les riches ont gagné" de Jean-Louis Servan-Schreiber chez Albin Michel (Paris, France)

 

Si j'avais vécu au temps de Louis XIV et si j'avais été écrivain, j'aurais pu écrire "Pourquoi les Rois ont-ils gagné ?" car la situation de la richesse de la France à cette époque était statistiquement assez semblable,  si pas pire que la situation actuelle.

 

Jean Louis Servan-Schreiber appartient à une dynastique qui a bien servi et sert toujours le Capital qu’il soit de presse ou financier. Je ne le connais pas assez pour savoir s'il fait partie du monde des riches mais je suis sûr qu'il ne fait pas partie du monde des pauvres.

 

Je trouve que ce qu'il a écrit prouve son manque de discernement historique, car si l'on scrute l’évolution de l'humanité des origines à nos jours, à travers de très nombreuses civilisations le pouvoir et la richesse ont été accaparés déjà très souvent  par un très petit nombre de personnes qui, comme Marx l'a bien démontré, exploitait hier comme aujourd'hui les classes les plus pauvres.

 

Si la dictature  monétaire qui se déguise sous le faux paravent de la démocratie, qui n'est plus  souvent que classicratie ou particratie,  fut si fréquente sous l'Antiquité, il a toujours existé heureusement d'autres époques où les classes laborieuses écrasées sous le poids de la tyrannie se révoltaient d'une façon violente ou plus douce contre leurs tyrans pour créer des sociétés un peu plus justes, un peu plus égalitaires.

 

Contrairement à Jean Louis Servan-Schreiber, je dirais plutôt : "Pourquoi les riches d'aujourd'hui  - et je ne parle pas des personnes qui gagnent quelques milliers d'Euro -, ont gagné la bataille de la mondialisation du XXI ème siècle.

 

Je suis convaincu que Jésus au début de notre ère qui a insufflé une révolution non violente, comme bien plus tard Gandhi  a miné de l'intérieur jusqu'à le détruire cet Empire Romain, sorte de mini-mondialisation d'un monde méditerranéen remplacé par une autre société qui, c'est vrai, est retombé plus tard sous la coupe de nouveaux pouvoir mais sans l'esclavage institutionnel qui en était le fondement.

Un bouleversement social comme la Révolution française, des penseurs comme Marx, des hommes d'actions comme Lénine ont réussi à faire tomber des royaumes ou empires ou quelques-uns décidaient du sort de tous en les exploitant autant qu'ils le pouvaient.

 

La mondialisation actuelle ne pourra empêcher demain un nouveau Marx, un nouveau Lénine de s'attaquer de triompher de cette sorte de « goinfrerie monétaire » qu'on appelle le Marché, réincarnation du faux dieu Mammon.

 

 

La notion de riche et de pauvre a toujours existé sous une forme relative. Elle reste légitime, comme le pensait le grand théologien Thomas d'Aquin tant qu'elle respecte le grand principe de la primitive appropriation universelle des biens à chaque membre de l'humanité qui a, et doit, avoir la primauté sur la propriété dite privée.

 

Dès qu'il est question de vie ou de mort, la propriété individuelle n'est plus prioritaire.

Ainsi Saint thomas proclamait qu'en cas de pénurie alimentaire, si un homme, après avoir épuisé tous les moyens légitime de manger, pour ne pas mourir,  à commencer par le travail, la demande et la supplication, lorsqu’il est devant  l'offre de pain dans une boulangerie a le droit de se servir et de prendre seulement le pain nécessaire à sa subsistance, car ce pain, de par sa situation existentielle n'appartient plus au boulanger mais à lui , simple être humain affamé.

Je suis convaincu que parfois, ce que notre justice bourgeoise appelle des vols de mères de famille se servant  avec leurs enfants affamés dans des supermarchés n’en sont pas au regard de l’Evangile.

 

Quand je vois ces riches félicités ou adulés par ce serviteur du Marché qu'est Jean Louis Screiber, et ces millions d'homme, qui,  même en mon pays riche, la Belgique, végètent en hiver dans les rues, je repense à cette appropriation universelle qui condamne cette nouvelle forme de barbarie

. Ainsi ce  futur directeur de la Poste d’une régie d’Etat en  Belgique qui ne veut exercer sa fonction que moyennant un super-salaire hors de proportion avec les besoins humains, même s'il ne fait pas partie  de cette centaine de personnes qui sont propriétaires, abomination des abominations,  de la moitié des richesses du monde, fait déjà partie de ces nouveaux Ali Baba qui pensent que leur travail, vécu le plus souvent dans le luxe, vaut cent fois, mille fois plus que celui de l'homme aussi utile qui, par exemple, va les soigner à l'hôpital ou rechercher, au détriment de la durée de sa propre vie, au fond d'une mine des pierres servant à nourrir une  soif de lucre inutile.

 

Oui, je suis sûr, malgré ce livre, épisodique de Servan Schreiber, que demain un nouveau Marx, un nouveau Christ secouera le cocotier immonde du capitalisme pour redistribuer la donner au profit des exploiteurs d'aujourd’hui.  Car ceux qui prétendent qu’il faut d’abord créer des richesses pour la jouissance d'une minorité parfois parasite avant de pouvoir les distribuer aux pauvres sont des menteurs qui veulent ainsi se justifier de leur excessif train de vie.

 

Je suis sûr aussi que cette incessante dualité entre tyrannie de la richesse aujourd'hui puis de la révolution souvent violente qui caractérise notre humanité depuis quelques siècles disparaîtra un jour que certains appelle le Royaume de Dieu, ou le Grand Soir.

Ce jour-là, il restera sans doute des riches et des pauvres mais une loi  respectée existera pour limiter l’appétit d’avoir d’un petit nombre, exploitant sans vergognes ses frères humains, et empêcher qu'aucun homme ne soit privé de l'essentiel de l'humain : se nourrir, se vêtir, être éduqué, être soigné, aimer, avoir un toit, un travail etc. 

Oui, ce n'est pas l'égoïsme individualisme de la marchandisation du monde qui triomphe apparemment aujourd’hui qui aura le dernier mot mais, sans doute,  en un demain assez lointain,  la fraternisation, qu’elle soit évangélique, marxiste ou bouddhiste peu importe, d'une humanité où personne ne sera monstrueusement riche comme, par exemple,  Bill  Gates aujourd'hui, malgré ses qualités humaines, ni monstrueusement pauvre comme ce pauvre roumain obligé de dormir en Belgique dans le froid hivernal de nos rues avec sa femme et sa petite fille.  

Le triomphe de ces monstrueux riches, « gagnants » dont parle le livre de Servan Schreiber, nul doute que c’est l’humanité globale qui le perd avec sa cohorte innombrable de pauvres à travers notre planète.

 

VIVE LE COMMUNISME !

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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