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Publié par BALCHOY

 

 

  Je reprends au Journal "SOLIDAIRE" ces chiffres remarquables

(www.solidaire.be)

 

En Wallonie et à Bruxelles, nous triplons quasiment nos voix. Ce n’est pas pour rien que la presse parle d’une « forte poussée du PTB en Wallonie » (Le Soir). Avec 3,1 % en province de Liège.

Le résultat montre clairement un vote de contestation, et de gauche. A Bruxelles, là où la concurrence de beaucoup de listes est toujours très forte, nous triplons aussi quasiment nos voix. Avec notre score de 1,5 % sur Bruxelles (19 communes) et sans le seuil électoral, nous aurions un élu au Parlement bruxellois.

Au nord du pays, malgré le raz-de-marée de la N-VA, nous gagnons presque la moitié de nos voix en plus. Dans la province d’Anvers, nous faisons 2 % et dans le canton d’Anvers, nous allons jusqu’à 4,1 % des voix. Avec un tel résultat, nous avons un élu au conseil communal en 2012. A Genk, nous montons à 4,3 % et à Gand nous obtenons 2 %. Il ne faut pas oublier non plus que nous avons réalisé tout ça en 40 jours. Un gros mois pour faire un bond plus grand que ce que nous espérions. Vu le contexte, c’est un bon résultat, mais nous devons absolument continuer à progresser.

D’un autre côté, je ne suis pas heureux du résultat global des élections, dominé par le score de la N-VA. Du côté néerlandophone, le gouvernement a reçu une fameuse claque. Normal, après trois ans d’immobilisme et cinq démissions de Leterme. Mais la sanction à l’égard du gouvernement est venue du mauvais côté. Aujourd’hui, juste un jour après les élections, CD&V, Open VLD et même sp.a sont tous là à vouloir s’asseoir aux côtés de « leur ami Bart ». Ceci dit, ils devraient le savoir, De Wever ne laisse pas beaucoup de place sur la banquette. (Rires)

En Wallonie et à Bruxelles, on peut se réjouir de la grosse diminution du MR de Reynders, « l'homme qui parle à l'oreille des riches ». Il faudra maintenant attendre pour voir comment le PS va se comporter. Il va sans dire que s’il devait, comme il l’a fait dans les années 90, prendre maintenant des mesures d’austérité, le PTB sera là évidemment pour le surveiller de près.

Quels ont été les points forts de votre campagne ?

Peter Mertens. Nous avons démarré sur les chapeaux de roues. Quand l’Open VLD a fait sauter le gouvernement, tous les partis politiques nous ont refusé les signatures nécessaires pour pouvoir participer aux élections. Cette arrogance du pouvoir s’est manifestée pendant toute la campagne. Mais cela a décuplé l’activité chez nos membres et sympathisants. Ils pensaient, à la rue de la Loi, que nous n’arriverions pas à récolter 15 000 signatures en une semaine. Et bien, nous en avons eu 21 000. Pas un seul autre parti n’a pu mobiliser ses membres en si peu de temps. Je suis très fier d’être au PTB quand je vois la dynamique et l’enthousiasme de nos membres. C’est un engagement qui ne vise pas à obtenir un poste ou de l’argent, mais qui se base sur la conviction qu’il faut changer la société pour aller vers le socialisme.

Les autres partis ont comblé par de l’argent tout ce qu’il n’ont plus en richesse humaine.

Une deuxième grande fierté est qu’on a pu combler tout ce qu’on n’a pas en argent par de la richesse humaine. Tous les grands partis politiques ont eu des grosses difficultés à mobiliser leurs membres. Ils n’avaient pratiquement pas de colleurs militants, pas de distributeurs, alors ils ont payé des grandes pubs dans les journaux. Les autres partis ont comblé par de l’argent tout ce qu’il n’ont plus en richesse humaine. Avec notre tout petit budget de 55 000 euros, on a mené une campagne terrible. Avec des centaines de membres qui ont donné d’eux-mêmes pour faire réussir la campagne. Il y a eu toute une campagne bien ficelée, avec beaucoup d’efforts en matière de communication. Il y a eu l’image du moustique, le billet de 3 887 euros montré sur différents plateaux de télé, et la dernière semaine une action qui a permis de s’adresser encore une fois aux hésitants. C’était, combiné avec la présence des membres sur le terrain, un mélange qu’on peut qualifier d’explosif. Ce qui a fait dire au journal La Dernière Heure que malgré le petit budget, le PTB a été le mieux vu dans la campagne.

Voyez-vous ce résultat comme un succès du renouveau du parti depuis le Congrès de 2008 ?

Peter Mertens. Certainement. En peu de temps, nous sommes passés de 1 500 à 4 000 membres, nous avons élu un nouveau conseil national, et mené une campagne électorale l’an dernier… Tout ça n'a pas été facile. Dans ce contexte-là, il est très important que les 4 000 membres sont devenus eux-mêmes des acteurs politiques qui ont fait de la pub pour le parti dans leur propre entourage. Ils sont fiers d’être au PTB. On n’avait jamais eu autant de candidats qui ont fait imprimer des petites cartes électorales. Ils défendent le PTB et le projet politique que nous voulons tous ensemble. Ils sont fiers d’appartenir au seul parti qui offre une réponse sociale aux trois grands défis qui nous attendent : la réforme de l’Etat, la question des pensions et l’austérité. Et ils sont fiers de faire partie d’un mouvement national où Wallons, Flamands et Bruxellois défendent le même programme.

Les chiffres remarquables du PTB+

1.    Plus de 100 000 voix au niveau du pays : 101 088 voix à la Chambre et 105 060 au Sénat. Soit 1,62 % des voix. Si la Belgique avait le même système électoral qu’aux Pays-Bas, le PTB+ aurait deux élus.Les voix ont quasiment triplé par rapport à 2007 en Wallonie et à Bruxelles (x 2,7) et augmenté de 40 % en Flandre.


2.    3,1 % pour la province de Liège et 2 % pour la province d’Anvers
: le chemin pour franchir le seuil électoral n’est plus si long. Le PTB+ atteint 4,1 % sur l’arrondissement de Liège, à un petit pourcent du seuil électoral pour les élections régionales.


3.    4,2 % au canton de la ville de Liège et 4,1 % au canton de la ville d’Anvers
: si les élections communales avaient eu lieu ce 13 juin, Raoul Hedebouw ferait son entrée au conseil communal de la plus grande ville de Wallonie et Peter Mertens dans la plus grande de Flandre. Rendez-vous en 2012.


4.    Le top 5 des cantons du PTB+
: (1) Herstal (Liège) 9,83 % ; (2) Assenede (Flandre orientale) 7,51 % ; (3) Seraing (Liège) 7,25 % ; (4) Grâce-Hollogne (Liège) 4,47 % ; (5) Genk (Limbourg) 4,29 %.


5.    Le PTB+ dans les grandes villes
: 2,59 % à Charleroi, 2,08 % à Mons, 2,02 % à Gand, 1,97 % à Namur, 1,91 % à Huy, 1,69 % à Verviers, 1,58 % à Louvain, 1,41 % à Malines, 1,35 % à Hasselt, 1,07 % à Courtrai et 1,14% à Alost. Last but not least : 3,55 % à La Louvière.
Mention spéciale à la région bruxelloise : 2,72 % à Saint-Gilles, 1,94 % à Molenbeek, 1,91 % àSchaerbeek, 1,77 % à Bruxelles-ville, 1,49 % à Ixelles et 1,53% à Anderlecht.

(Tous les chiffres sont des résultats pour la Chambre)

 

 

 


 

Soirée électorale à Anvers, au moment du résultat pour le canton de la ville d’Anvers : 4,1 %. Tout comme à Liège avec ses 4,2 %, si les élections communales avaient eu lieu ce 13 juin, Raoul Hedebouw ferait son entrée au conseil communal de la plus grande ville de Wallonie et Peter Mertens dans la plus grande de Flandre. Rendez-vous en 2012. (Photo Solidaire, Will Broex)

 

 

 

 

A tous ces résultats que vous trouverez sur l'hebdo "SOLIDAIRE" ou sur le site "solidaire.be),j'ajouterai ma déception de voir le parti de la droite de la droite (j'aurais envie de dire de l'injustice de l'injustice) gagner un siège grâce aux arcanes obscure de l'apparentement. En recevant plus d'une heure et demi le triste héros de cette sécession des libéraux, le roi a entrouvert indirectement certaines de ses sympathies et presqu'ainsi  violé, lui aussi involontairement son colloque singulier ; ce n'est pas de bon augure pour son avenir ni pour celui du pays.

 

 



yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

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