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Publié par BALCHOY


 

 




Paul et Loulou à Bruges Saint André

vous rappelez-vous Berken-dreef aujourd'hui si regretté

comme tous ceux qui nous ont quittés.

 Mais ce jour-, il y a pas mal de temps,

un peu plus de soixante printemps,

 c'était la joie, vous deveniez époux pour le pire et le plus doux

avant de devenir père et mère

pour le meilleur et parfois pour l'amer.

 Votre premier nid à Dinant

même si c'est étonnant

s'appelait la Tour Eiffel

en cette ville si belle

où la Meuse enchanteresse

s'habille en Diane chasseresse.

 Au bord de la Meuse

et de ses rives montagneuses,

votre amour a poussé

et s'est développé

en moultes ramifications

qui ont poussé de bien des façons.

 Faut-il rappeler Jean-Pierre l'ainé

n'aimant guère les chemins tout tracés

 et au parcours plutôt chahuté

Qui parfois vous ont désolé,

 suivi de Jacqueline la sage

qui restera si longtemps dans votre sillage

puis par Baudouin qui de Conjoux à Civray

se fera avec succès défenseur de la veuve et de l'orphelin.

 Quand vint la guerre et tous ses abus

avec Bon Papa et toute sa tribut

sur les routes d'errance,

nous fîmes notre premier tour de France

depuis la Bretagne

jusqu'à Oradour sur Glane

avant de nous retrouver en ville occupée

face à cette Kommandatur

où tu vécus, papa, un triste séjour

à un moment où les topinambours remplaçaient les frites

et l'évocation même de la liberté

 n'était plus qu'un mythe.

 A la fin de la guerre, vous nous avez appris le partage

en acceullant des enfants de notre âge

venus d'Autriche, d'Allemagne ou de France,

nous faisant ainsi bien comprendre

qu'à vos yeux les petits

N'étaient jamais ennemis

mais de Dieu les bénis.

Je citerai ici seulement le petit Werner

qui nous fut tellement cher,

 et Bernadette, cette si jeune fillette

Bien entendu d'aucuns vous ont reproché aigris

d'avoir acceilli des enfants ennemis,

 Pour ma part, je suis fier de ce virus de fraternité

que vous nous avez inculqué.

Vous voici aujourd'hui plus fragiles

vos mains sont un peu malhabiles

 même si, papa, ta collection de tapis

sans cesse s'agrandit

tandis que ta correspondance, maman

nous enrichit toujours autant.

 Aujourd'hui avec l'amour de vos beaux-enfants

le cercle de famille a bien grandi

et le bouquet fleuri de vos petits enfants

 témoigne que le feu ardent

dont vous avez été les brillants dépositaires

connaîtra encore beaucoup d'anniversaires.

 Du terroir des Legrand

nous sont venus tant d'exemples attirants

 qui nous guident encore maintenant.

Du rosier Beeckman de Crayloo

au passé aussi lointain que haut

nous avons ceuilli chacun quelques fleurs

 en guise de porte-bonheur

et ajouté parfois quelques épines

dont vous avez été les victimes

Nous vous prions donc de nous pardonner

de vous avoir parfois chagrinés.

Certes vous avez aussi quelques défauts

juste ce qu'il faut

pour ne pas nous décourager.

Si nous n'avons pas toujours partagé

les mêmes idées en politique

ni en dogmatique

vous nous avez surtout fait grandir

 par votre manière de vivre

par vos actions généreuses

vos amitiés contagieuses

votre foi radieuse

sans tralala ni blabla.

Soyez en remerciés

 Dieu soit loué

et restez longtemps avec nous

nous avons encore tant besoin de vous !

 



Yvan Balchoy

le 14 mai 1995 jour de vos noces de diamant

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

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