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Publié par BALCHOY

20-04-20-PAROLES DE JULOS BEAUCARNE, PAROLES D'HOMME

 

 

 

Depuis qu’Lumumba fut tué
Pour avoir dit sa vérité
Depuis qu’Lahaut est là en haut
Parce qu’il avait parlé tout haut
Depuis qu’on étouffa une fille
Dans un avion pour pas qu’elle crie
Les loups ont des têtes de mouton
Derrière les roses y a des chardons


Celui qui se tient haut perché
Il a le droit d’vous supprimer
De beaux enfants sautent sur des mines
Mais on n’arrête pas la machine
D’autres sont drogués pour tuer
Et la cocaïne les défait
Nous vivons en pleine barbarie
Les soldats violent toujours les filles


Chez nous un jeune homme fut visé
Tiré comme lièvre en un pré
Pour le diamant Kisangani
A été totalement détruit
Y a des fabriques et des boutiques
De fusils à deux pas d’ici
La mort fait vivre nos ouvriers
L’emploi est sauf, on laisse couler


Des femmes sont tuées à chaque jour
Par jalousie par leurs amours
Y a des p’tites filles qui sont forcées
Et toute leur vie en est gâchée
Y en a d’autres à qui on enlève
Le clitoris, leur vie s’achève
A trois ans, on tourne la page
Leur vivance est déjà veuvage


Nous sommes six milliards tout en bas
Maraboutés au nom de quoi
Au nom du pèse, au nom du fisc
Et du sacro saint bénéfice
Mineurs et majeurs détournés
Par des bonimenteurs roués
Qui veulent que nous marchions au pas
Et dans les souliers de leur choix

C’est celui qui est tout en bas
Qui est bien plus fort qu’il ne croit
Si nous le voulons toi et moi
Le cauchemar s’arrêtera
6 milliards de p’tits regardants
Peuvent devenir acteurs puissants
6 milliards de gens conscients
Ensemble changent le cours du temps

 

 

 

 

 

 

Texte complet à l'adresse suivante :

 

 

http://colibris.ning.com/video/julos-beaucarne-les-loups-ont-des-t-tes-de-mouton?xg_source=activity

 

 

P.S.

 

J'ai rencontré Julos Beaucarne dans son village de Tourinne-La-Grosse un jour que je cheminais avec les compagnons de Saint François. Nous marchions dans les rues de cette petite bourgade quand nous l'aperçumes, venant de l'Eglise et allant à notre rencontre ; je le reconnus de suite à sa silhouette paisible et accueillante.

D'emblée il s'adressa aux enfants en tête de notre groupe tout à fait à l'aise avec eux, qui de même sans le connaître s'approchèrent de lui avec sympathie.

Il leur demanda d'abord le pourquoi de notre marche et  raconta  ensuite qu'il revenait ce soir-là du Québec et que, désireux de se retrouver seul avec lui-même, il était passé dans l'Eglise où il trouvait le calme et la sérénité dont il avait besoin.

L'homme devant moi était vrai et j'ai compris à ce moment-là combien ses chansons collaient à sa vie.

 

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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