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Publié par BALCHOY


Quoi qu'il en soit, quelle différence avec le curé Alsacien, très froid, très méthodique, toujours aussi très méditatif qui s'occupait beaucoup de ses ouailles et dans les conversations très sérieuses était aussi très intéressant.

Je pus par lui pénétrer quelque peu dans cette âme Alsacienne, que nous connaissions si peu. Il nous fit  parfaitement comprendre  que le patriotisme  tel qu'on le comprend en France n'était pas le fait des Alsaciens, qui étaient avant tout Alsaciens et qui, ayant à choisir, se tournaient tout naturellement vers la France mais à une condition, c'est que l'on respectât leurs usages, leur mentalité, et leur langue.

Je compris à cette conversation que l'autonomisme avait pu facilement recruter la majorité dans cette région. Cela dura jusqu'au jour où l'on pu prouver que cet autonomisme était d'importation allemande et l'attitude du Reich en matière religieuse, comptait beaucoup de ses adeptes.
    
Qu'allait devenir cette pauvre Alsace ? Quand je quittai Oradour, son sort n'était pas encore fixé et le problème était angoissant, mais avec son esprit, mon brave curé songeait au sort qu'on allait réserver à son pauvre pays.

Il en souffrait bien plus comme Alsacien que comme Français tout en ayant des sympathies nettement Françaises, mais je pus mesurer combien la France avait été maladroite et combien elle-même était responsable de cette mentalité qui restait défiante à son égard. Je pense que cette défiance, la France l'avait bien méritée.



tapé par Jutine Guilbert
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