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Publié par BALCHOY

L'hôtel Saint Jean avait aussi beaucoup souffert et à tous les immeubles, il manquait glaces ou vitres ou carreaux. La maison Degraux avait été frappée d'un obus qui avait frappé l'entrée du rond ovale, avait fait une grande brèche et causé pas mal de dégâts dans le grenier mais sans affecter la toiture. Je fis parer au plus pressé pour la maison de Paul d'abord, puis pour celle du poilu et puis après je fis remplacer les glaces de la maison Degraux.

La maison de Paul
mise est actuellement remise en état ainsi que celle de Léon, de Jules Cléda et de Joseph Lemineur. A la maison du coin, il ne manque que les glaces de le rue Grande et chez Degraux, les vitraux de l'escalier du compartiment Dame sont toujours à remplacer, ne les ayant fait appliquer qu'avec des vitres ordinaires, pour préserver le magasin du vent, de la pluie et du froid.

Quelles impressions ai-je rapportées de mon voyage en France ? Les voici :


Nous avions cru 
à partir de septembre 1939 au relèvement miraculeux de la France. Hélas, nous devions être amèrement déçus.

Je n'ai fait que traverser le Nord à toute vitesse et je dois dire qu'à Hinges
comme à Eu, nous fûmes cordialement reçus. Laissant de côté le mauvais accueil de Lucy et le mauvais Maire de Belle-en-Condé, il en fut de même pour la population de Belle-en Condé. Passé la Seine, même accueil aimable et jusque Lisieux ; je trouvai les populations fort empressées et fort polies. Le passage à Lisieux fut moins agréable ; il y avait là encombrement excessif, et j'avais hâte de quitter cette ville.

Nous étions en Normandie, et le soir même à Saint-Julien le Faucon où nous n'eûmes pas non plus à nous plaindre. La population nous paraissait patriotique et l'anxiété était générale. Notre plus mauvais souvenir fut le séjour d'une nuit et d'un jour à Avranches, population moins acceuillante et logement détestable. A Dussuy où nous nous sommes rendus le lendemain, nous trouvâmes une population encore assez accorte. Le maire était très aimable surtout à l'arrivée mais il était évident que l'on désirait nous y conserver le moins possible.

Moi-même, j'étais dans un état lamentable, j'étais inquiet de ma santé et de ma responsabilité. La semaine suivante, nous arrivions à la Guimorais, en pleine Bretagne. La population était très patriote mais sans expérience. Par contre le plus aimable et le plus délicat des maires. Bref, séjour agréable, et qui l'eût été plus encore, si la population eût, quoique très bonne dans le fond été plus communicative. La vie y était très bon marché, et je n'emportai pas encore de la France cette impression qui est survenue depuis.


(à suivre)

Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
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