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Publié par BALCHOY




Je pus le faire soigner par un médecin militaire français, prisonnier, qui logeait dans le même hôtel que nous. Il resta au lit du samedi jusqu'au mercredi matin.  A tour de rôle, on allait prendre ses repas dans un petit restaurant voisin. De nouveau la question d'essence était devenue inquiétante.

Le samedi soir, arriva sur la place monsieur Thi. de Houyet, qui lui aussi cherchait de l'essence. Ne trouvant pas à loger, nous laissâmes nos voitures côte à côte sur la place, nous partageant celles-ci comme chambres à coucher, Paul logeait avec nous. Le dimanche se passa en démarches inutiles à la préfecture, à la mairie et à la Kommandantur pour avoir de l'essence, mais il n'y en avait pas, et quantité de voitures étaient à l'arrêt. Cependant un Arlonnais sachant l'allemand, qui avait perdu sa famille et que Thi. avait hébergé, parvint à obtenir un papier invitant les allemands à lui donner de l'essence quand faire se pourrait. Je retournai avec lui à la Kommandantur et j'obtins le même papier. Dès le lundi, nous nous mîmes en route pour tâcher de trouver de l'essence, mais en vain.

A un moment donné, des soldats allemands qui vidaient un camion d'essence nous conseillèrent d'aller à un dépôt d'essence qui se trouvait au bout de la ville, près d'un camp de prisonniers. Le premier passant interpellé nous dit que le camp de prisonniers se trouvait de l'autre côté de la plaine. Heureusement, un agent nous dit qu'il y avait un autre camp de prisonniers sur la route de Soissons à quelques deux kilomètres, et ainsi nous arrivâmes au fameux dépôt d'essence, où un sous-officier au vu de nos papiers nous dit que nous pourrions venir chercher de l'essence dans une demi-heure, le temps d'aller chercher les autos.

Ce n'était qu'un farceur, car quand nous vînmes, une demi-heure après, on nous dit qu'il n'y avait plus d'essence à recevoir. Sur nos instances, le sous-officier de garde, pour se défaire de nous, nous conseilla d'aller voir le commandant du dépôt qui, disait-il, habitait au bout de l'usine. Arrivé là, personne ne put nous dire où habitait le commandant et nous revenions fort découragés, l'Arlonnais et moi-même, quand nous arrêtâmes un motocycliste allemand à qui l'Arlonnais conta son histoire.

Le motocycliste fit deux fois la navette entre l'usine et nous puis nous rappela et en fin de compte, le sous-officier de garde vint lui-même avec nous trouver le commandant qui habitait beaucoup plus loin qu'on ne nous l'avait dit.

(à suivre)

Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
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