Lundi 2 novembre 2009
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Il paraît que l'on avait donné Bourges comme objectif aux automobilistes qui formaient la tête de la colonne à Le Dorat, mais comme le départ s'était fait en quelques minutes et en vitesse, nous
ignorions ces détails et cherchions Vierzon.
Nous n'étions plus qu'à une vingtaine de kilomètres de cette localité quand nous trouvâmes un poste qui nous dévia vers Issoudun toujours avec l'intention de gagner Vierzon et pourtant la grand
route de Vierzon paraîssait bien libre. Mais ne cherchant pas à comprendre, nous nous engageâmes sur la route d'Issoudun.
Nous arrivâmes aux portes d'Issoudun vers les neuf heures du soir. Il était même plus tard et là on nous indiqua la route pour Vierzon. On voulait aller vers Bourges, où nous arrivâmes par une
pluie battante alors que le couvre-feu allait sonner une demi-heure après.
Avant cette dernière aventure, on nous avait déjà fait faire un crochet énorme par Riguson et de Chateauroux à Bourges ; n'étant pas avertis, nous avions fait quelques vingt ou vingt-cinq
kilomètres en pure perte.
Arrivés à Issoudun, il faisait obscur et il pleuvait et je cherchai vainement du logement en même temps qu'un hôtel où l'on put se restaurer quand un prêtre Belge et le député de Bruges qui
faisaient partie du convoi et qui étaient arrivés un peu avant nous, vinrent me dire qu'il y avait à Issloudun un couvent des Pères du Sacré-Coeur et qu'ils allaient essayer d'y trouver un gîte
pour nous et pour eux.
En attendant, nous pûmes entrer dans un hôtel où l'on ne put rien nous donner que des boisson. On se restaura tant bien que mal, puis, dans la nuit, on se dirigea vers le couvent, où nous allions
devoir séjourner, car, évidemment, dans tous ces crochets, que l'on nous avait fait faire, nous avions usé notre essence. Nous fûmes reçus très aimablement dans le couvent qui était déjà
surpeuplé.
Le prêtre, le député, un des enfants Claeys et moi-même nous pûmes loger au couvent. Les autres reçurent asile dans une partie de ce même couvent qui servait d'hôpital militaire auxiliaire, sauf
Marcelle et une partie de sa famille que l'on ne put retrouver avant minuit par ce que, de guerre lasse, elle était allée se réfugier dans l'auto de son mari. On avait restauré tant bien que mal
les enfants et servi du chaud aux adultes et l'on alla se coucher vers minuit.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
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Publié dans : poesie-action
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