Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par BALCHOY


En effet, ils avaient pu décrocher un papier du sous-préfet de Limoges, postérieur à la défense de passer, et en déduisaient que la défense, en ce qui les concernait, était levée.

L'attitude de ces Messieurs, indigna les Belges, qui leur barrèrent carrément la route et les firent stopper. C'est alors que survint le capitaine de gendarmerie avec trois heures de retard, qui s'opposa à tous les départs, nous donnant bon espoir pour le lendemain.

Mais, nous savions ce que valaient ses promesses. Ce qui nous arrêtait le plus, c'est qu'il passait à jet continu quantité de voitures Françaises que l'on arrêtait pas comme les Belges.

A  nos observations, on répondait tant bien que mal que les voitures Françaises n'allaient pas au-delà de la ligne de démarcation bien que portant des gens du Nord.

Pur mensonge, car nous les avons trouvés nulle part par la suite.

Ce séjour à Le Dorat fut des plus pénibles. Nous étions parqués en dehors de la ville, vers Bellac en face de la gare et de quelques maisons à plus de cent voitures et l'on fut obligé de loger les enfants et ceux qui en avaient le courage dans les fourgons à bestiaux en mauvais état où l'on devait coucher sur de la paille non désinfectée.

Encore, était-ce là une gentillesse du chef de gare qui avait reçu l'ordre d'envoyer des fourgons à la désinfection. Le ravitaillement était plus que difficile. Heureusement, il y avait là en face de la gare, une petite auberge, où l'on fournissait tout, au moins la table et le feu.

Ces gens étaient admirables. On s'y bousculait, on s'y succédait, mais enfin, on pouvait se mettre à couvert. Quand il ne pleuvait pas, on mangeait souvent sur le bord du talus, le long de la route.

Pas d'installation sanitaire, sauf celle absolument infecte de la gare.

Un brave prêtre vint cependant au bout d'un jour,ravitailler les enfants en lait et en oeufs.

Nous étions donc le dimanche 21 juillet, jour de la fête nationale,que les Belges ont célébrée dans des conditions spéciales.

Un camion des Ponts et Chaussées fut déchargé de son contenu et placé sur la place de la gare et transformé en autel. La messe fut célébrée en plein air,et je peux dire que toute la colonie y assista avec un profond recueillement.

(à suivre)

Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article