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Publié par BALCHOY




Comme j'étais convaincu que c'était un nouveau mensonge, je téléphonai au Consul de Belgique, qui, de fait, me mit en rapport avec le sous-Préfet de Bellac, mais sans succès, j'en eus la preuve par la suite.

J'avais retrouvé à  Le Dorat, le sénateur Pet. , qui avait trouvé moyen de se faire héberger chez le maire. Il y avait aussi un député de Bruges, et ensemble nous fîmes démarche sur démarche chez le maire qui n'en pouvait, mais il n'arriva pas à mieux que nous.

Le samedi ( j'oublie de vous dire qu'il pleuvait à peu près sans interruption ), je fus invité à aller chez le Maire, où je trouvai le brave commandant de place de Le Lorat et le capitaine de gendarmerie qui devait venir de Bellac.

Le commandant qui venait d'arriver nous confia qu'il ne savait rien des raisons pour lesquelles nous étions parqués. Il devait savoir que ces raisons n'étaient pas sérieuses et paraissait très ennuyé. Le capitaine de gendarmerie n'arriva pas. Le commandant de place prit une décision courageuse, et décida, au risque d'être blâmé, car il n'avait pas compétence, il prit sur lui de dire aux gendarmes de nous laisser partir.

Il était quatre heures.  Le sénateur Pet. vint alors compliquer la situation en annonçant que la ligne vers Vierzon était libre, qu'il avait été informé par le Préfet de Bellac, et qu'il voulait bien signer une attestation de ce fait. Le capitaine de place ne demanda pas mieux que de se retrancher derrière cet expédient, et je reprochai vivement à Monsieur Pet. d'avoir compliqué la situation en faisant modifier l'ordre de départ pur et simple qu'avait d'abord donné le commandant de place.

Le détour par Vierzon était beaucoup plus long, et se présentait de nouveau la question d'essence.

J'en fis part au commandant de gendarmerie, qui me fit bien entendre que son barrage franchi, il se souciait fort peu de la direction que nous prendrions.

Tout allait pour le mieux, quand survinrent deux incidents malheureux.

Les premières automobiles de la file (camions du pays de Charleroi) avaient envoyé un motocycliste en reconnaissance, et comme celui-ci n'était pas rentré, ils s'opposaient au départ, menaçant de bloquer la colonne ce qui amena un temps d'arrêt.

Juste à ce moment survinrent Monsieur le Ministre Bouchery et le député Feuil. qui arrivaient de Limoges et prétendirent, sans s'occuper de nous, qu'ayant de meilleurs papiers, ils pouvaient passer.

(à suivre)

Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com


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