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Publié par BALCHOY


J'étais arrêté en face de chez Delaey avec la grosse voiture pendant que Léon allait voir au pont ce qui se passait.

Rut. vint me donner la main et me demanda si j'avais des nouvelles de Gorges. Sur ma réponse négative, il me dit que Georges était prisonnier en Allemagne. J'ai omis de dire que le dimanche avant mon départ pour Oradour, apprenant que le soixante-trroisième était caserné dans un endroit dont j'ai oublié le nom, j'avais télégraphié, réponse payées, pour avoir des nouvelles de Georges. Au moment du départ, le dix-neuf, je reçus la réponse d'un officier Belge me disant que Georges n'avait pas rejoint son régiment, ce qui m'avait causé une profonde anxiété.

C'est dire combien je fus heureux d'avoir de ses nouvelles. Paul nous avait quittés pour se précipiter vers sa maison (1).

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(1) et donc ma maison.
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Elle avait été atteinte directement d'un obus et se trouvait dans un triste état, ce qui n'empêche que Paul et sa famille rentrèrent le jour même chez eux après avoir obtenu chez Monsieur Cléda ce qui leur était nécessaire pour passer la nuit. Léon rentra chez lui, où il n'y avait que peu ou point de dégâts. Quant à moi, après avoir été à la Maison Degraux, je fus recueilli chez Monsieur Lemin. où je logeai plusieurs nuits.

Je craignais que la Maison Degraux eût été pillée, et de fait le pillage avait commencé dans d'assez grandes proportions, mais le brave Joseph Lemineur, rentré le vingt-sept mai de France, y avait mis fin en se présentant comme le délégué des propriétaires, puis, avec Jules Cléd., ils avaient réouvert le magasin à l'avance pour éviter toute autre intervention.
Tout d'abord, on entrait par une fenêtre de la rue Wiertz;  Messsieurs Cléd. et Lemin., aidés par les demoiselles Cléd., remirent le magasin plus ou moins en ordre.

Quand nous arrivâmes, la fête battait son plein ; dès le premier août, Madame Augusta et sa fille Jeanne, vinrent se mettre à notre disposition, mais je me trouvais sans logis. 
C'est alors que je décidai de m'installer dans les annexes de la Maison Degraux, qui restaient en bon état et qui étaient innoccupées. Je n'y revins cependant loger que deux ou trios jours après. J'y fus rejoint quelques semaines plus tard par Mademoiselle Eyckman, puis successivement par Monsieur Ernest, que Léon ramena de Bruxelles, puis par Mademoiselle Naômé qui revint beaucoup plus tard, et enfin par Mademoiselle Marie et Mademoiselle Madeleine qui ne revinrent que vers le six ou sept octobre.


(à suivre)

Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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