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Publié par BALCHOY

 

 

  Ghislain se consacra ensuite longuement à prendre connaissance de son nouveau travail plus administratif que créatif. 

 

Clairement, on avait voulu le "punir" de cette longue absence, malgré la reconnaissance officielle,  confirmée par un certificat policier, de la contrainte qui l'avait expliquée.

 

Vers seize heures son nouveau collègue se présenta, moins désagréable mais sûrement aussi gêné, il le salua à peine se plongeant dans son travail comme s'il n'existait pas.

 

A seize heures, profitant de l'horaire libre, établi depuis peu à 'Institut agronomique, il décida de rentrer chez lui.  Confronté à de nombreux collègue, dont beaucoup le connaissaient, il fit se plongea dans sa "Libre", tout au long du trajet de train. 

 

A la maison, Ria l'accueillit, comme les jours précédents avec bonne humeur et lui servit une bonne Maes qu'il dégusta dans don fauteuil préféré, entouré de ses enfants qui lui posaient sans cesse des questions sur son "voyage" auxquelles il tentait de répondre de la façon le moins gênante possible.

 

Pour sortir de ce mauvais pas, il proposa une promenade à un parc voisin ce qui enthousiasma toute sa famille.

 

Ils prirent des morceaux de pain sec pour nourrir les canards et les cygnes et, le temps de la petite heure que dura leur passage dans ce beau coin de nature, ils  semblèrent oublier tous le drame qui avait secoué la famille.

 

Le soir, Ria fit des crèpes délicieuses qui achevèrent de détendre l'atmosphère.  Ghislain lui propose ensuite d'aller coucher les enfants ce qui se fit sans peine.

 

En redescendant de leur chambre, il retrouva brusquement la gêne à l'idée de se retrouver seul avec sa femme.

 

Celle-ci pourtant fit tout pour le mettre à l'aide. Elle avait choisi une chaîne qui transmettait un bon "Maigret" et bientôt tous deux suivirent avec attention les mésaventures du policier à la pipe aux prises avec un assassin haut placé et presque protégé par la hiérarchie.

 

Quant la soirée fut finie, Ghilsain proposa à Ria de passer le premier à la Salle de Bain.

Autrefois, il affectionnait monter avec elle, adorant assister au  déshabillage et la toilette nocturne de son épouse. Aujourd'hui, il se sentait tellement en porte à faux avec elle, qu'il tint à échapper à cette proximité, devenue  pour lui culpabilisante.  A son grand soulagement, Marthe accepta et, une demi-heure plus tard, l'avertit que la S.D.B. était libre.

 

Sa toilette fut sommaire et Ghislain se glissa bientôt dans le lit conjugal se contentant cette fois d'embrasser Ria pudiquement sur la joue pour se retourner en soupirant : "Quelle dure journée, je suis crevé, bonne nuit !"

 

Il lui fallut longtemps pour trouver le sommeil, il n'arrêtait pas de penser à Marthe, à revoir dans le détail leur dernière nuit à Paris, où ils avaient si peu dormi, partagés en de nombreuses étreintes torrides et le partage aussi passionné de projets d'avenir tout en évacuant soigneusement les obstacles à surmonter.

 

Ria, rapidement s'était endormie respirant très calmement ce qui faisait bien l'affaire de son mari qui finit, bien tard, par sombrer dans un sommeil lourd et pesant.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

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