Lundi 8 mars 2010
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-"Tu as peut-être raison, Marthe, nous reparlerons de cela un peu plus tard, c'est sûr que je dois revoir Ria et les miens et que tu es et seras pour toujours mon amie. Comment concilier ces
deux liens en moi, je n'en sais rien aujourd'hui, mais nous en reparlerons franchement tous les deux. Je suis sûr que Ria et toi, vous allez devenir de bonnes amies."
Tout en parlant, Ghislain sentait de plus en plus combien son discours résonnait creux et pourtant il continuait d'aligner des mots dont chacun griffait amèrement le fond de son coeur.
Quant à Marthe qui aurait du se réjouir de voir son compagnon abonder en son sens, ses yeux s'assombrirent comme si les propos de Ghislain la chagrinaient quelque part. Elle préféra briser le débat
en le regardant droit dans les yeux :
-"Écoute, Ghislain, je préfère en rester là aujourd'hui. Tu sais que jamais je ne m'imposerai à toi. Nous verrons bien demain ce qui restera de notre bonheur actuel tissé
dans l'épreuve. Tu sais, j'en ai un peu peur."
Ghislain baissa les yeux, il n'était pas fier de lui et malgré son envie de crier son amour fou pour cette femme, si généreuse, il se tut lâchement.
Il se contenta, comme si cela suffisait à régler leur problème à l'embrasser longuement, puis s'enfuit comme un voleur pour aller retrouver le frère hôtelier.
Il rencontra dès l'antichambre la secrétaire vietnamienne qui, cette fois, l'acceuillit avec impatience :
-"Le frère hôtelier vous attend dans la dernière cellule à gauche du troisième étage? Jusqu'à la fin de l'opération qu'on a décidé de baptiser "LOTUS BLEU", vous ne le
rencontrerez qu'à des endroits choisis par lui au coup par coup."
(à suivre)
Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
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Par BALCHOY
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Publié dans : poesie-action
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