Mercredi 3 mars 2010
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-"Ne t'en fais pas, Marthe, je vais la dissimuler dans cette vieille loque qui
traîne sous ton lit, puis la cacher où tu sais.
J'irai ensuite avertir les autorités de la Communauté qui prendront le relais.
Nous verrons s'il faut attendre pour ce foutu coup de téléphone, demain. Mais, j'ai hâte, Marthe, de mettre les voiles et de m'en aller avec toi."
-"Mais que dis-tu là, Ghislain, tu sais bien, que tu as une femme et des enfants qui t'attendent là-bas. Va les retrouver !"
Nous resterons amis et je viendrai vous voir de temps à autre. Nous nous raconterons joyeusement toutes ces aventures dont le temps gommera le plus mordant pour ne nous garder que le meilleur."
Ghislain devint tout pâle ; manifestement les paroles de sa compagne le secouaient intérieurement. C'est vrai qu'au plan des sentiments, depuis des semaines sinon des mois, il se laissait vivre
dans cette émouvante rencontre avec Marthe qui très vite avait pris le pas dans sa vie sur ses autres attaches sentimentales. Certes il se savait marié à Ria, éprouvait une affection sincère pour
ses enfants, mais tout cela était loin, tellement loin, comme s'ils vivaient dans un autre monde imperméable avec celui d'avant.
Alors ces propos de Marthe lui semblaient non seulement déraisonnable, mais totalement absurdes, à la limite de l'injustice. Comment aurait-il pu se contenterde la voir en famille ou même
furtivement dans une chambre d'hôtel de temps à autre. Il avait besoin de respirer le même air qu'elle, de boire la même eau, de voir le monde plus avec ses yeux si créatifs de merveilleux
qu'avec les siens.
Sa réponde l'étonna lui-même tant elle était en contradiction avec ce qu'il ressentait. En fait, il s'entendît parler comme si un autre que lui, raisonnable, respectueux des règles établies,
s'exprimait à sa place."
(à suivre)
Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
Par BALCHOY
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Publié dans : poesie-action
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