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Publié par BALCHOY

 

Après le massacre horrible de l’équipe de Charlie-Hebdo, j’aimerais raconter un épisode de ma vie personnelle ancien qui démontre l’ancienneté et la pertinence de leurs massage – caricatures ou photos à travers lesquels ces journalistes d’exception tournaient en dérision la stupidité de différentes autorités qui voulaient régenter la vie des hommes.

Ce jour-là, un peu avant les années 1970, je faisais un pélé pédestre avec un mouvement pacifique  « les compagnons de Saint François » et nous avons été logé dans un café tenu en autres par un militant démocrate-chrétien devenu célèbre par la suite Philippe Maystadt.

En entrant  je fus tout de suite frappé par une photo et la légende qui l’accompagnait tiré de la revue Hara-Kiri. On y voyait un homme présentant à un autre un cœur sanguinolent à une autre personne le tout accompagné du texte suivant :

« Les riches meurent plus d’infarctus que les pauvres. Quelle injustice ! Pauvres donnez votre cœur à un riche ! »

Cette couverture ? de la revue satirique fut pour moi un choc bien plus percutant que tous les messages pourtant excellent que dans l’esprit de Saint François d’Assise nous recevions ou donnions pour être mieux sensibles aux injustices de notre société.

J’avoue que dans ma tête je revois ce numéro d’Hara-Kiri comme s’il datait d’aujourd’hui !

C’est une preuve manifeste de – excusez le mot qui peut paraître poncif – de la pédagogie efficace qui se dégage de l’ironie grinçante de ces journalistes qui bien mieux sans doute que certains chargés officiellement de la justice sociale, exprimaient ainsi le scandale de l’appropriation par un tout petit nombre de d’hommes de biens qui devraient être mis à la disposition de la majorité des citoyens quel que soit leur état de richesse.

Cette liberté de penser qui se manifestait avec autant de force contre aux dogmes religieux, moraux ou civiques imposés par des autorités parfois autoproclamées était chère depuis toujours aux journalistes et dessinateurs d’Hara-Kiri d’abord puis de Charli-Hebdo qui lui a succédé après ce qui pour moi reste la scandaleuse interdiction d’Hara-Kiri suite à un article certes très impertinent lors de la mort du général de Gaulle.

Rappelons d’ailleurs que le Charlie, nouvelle appellation de la revue satirique, est une allusion directe au célèbre général dont la mort fut la cause de son interdiction puisque Charlie rappelle indiscutablement avec humour Charles de Gaulle.

Aujourd’hui, nous voyons heureusement le Président de la République et l’ensemble du monde politique s’incliner devant les martyrs de la liberté de 2015 ; rappelons-nous qu’hier et avant-hier nombreux de ceux qui célèbrent leur mémoire les critiquaient avec véhémence.

J’ai tenté de retrouvé  sur Internet cette photo qui m’a tant frappé dans le café de Charleroi. Hélas je ne l’ai pas retrouvée dans les très nombreuses couvertures  qui y figurent ;

J’ai au moins retrouvé cet article qui y fait directement allusion :

« Alexis a fait ce qu'il a pu, globalement il ne s'en est pas si mal sorti bien que dire à un moment "je suis pour le capital (productif)" ça sonne un peu aux oreilles comme des acouphènes.
Quant à Geoffroy Didier ses propos sont en apparence présentés comme logiques mais en fait ils sont totalement contradictoires et d'une ineptie qui donne une idée de l'infini en général ou de celui de la mauvaise foi en particulier.
Dire "on a 5 millions de chômeurs" pour enchainer à la suite sur l'équivalent de " ce qui implique qu'il faut faire travailler plus les autres " est totalement surréaliste.
Crise oblige, faisons donc encore mieux de suite, revenons donc non pas à 39h par semaine mais plutôt à 48h et même pourquoi pas 60h en remettant les enfants au boulot à partir de l’âge de 5 ans pour faire les jobs de grouillots, et surtout j'espère que Geoffroy Didier à des gosses de cet âge et qu'on les lui réquisitionne pour faire les tâches les plus ingrates comme cela se faisait au XIX ème siècle et qu'ils crèvent de la silicose.
Alexis a quand même tenté plusieurs fois d'obtenir une réponse à la question fondamentale qui est celle de la répartition.

Geoffroy Didier, lui, me fait penser à cette une de Hara-Kiri: "Les riches ont l'infarctus, les pauvres ont la santé, pauvres, donnez votre cœur à un riche! "
Quitte à faire du cinéma, qu'il aille tenter sa chance à Hollywood et qu'il nous lâche la grappe ! »

http://www.alexis-corbiere.com/index.php/post/2014/03/11/Invit%C3%A9-d-Europe-1%2C-face-%C3%A0-Geoffroy-Didier-%28UMP%29-%3B-Faut-il-revenir-aux-39-heures./

 

Yvan Balchoy

 

yvanbalchoy13@gmail.com

   

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