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Publié par BALCHOY

 

 

 

Hier soir, sur la deuxième chaîne française, une émission sur la poursuite du "boucher" de Lyon,  Klaus Barbie puis sur la traque des nazis en particulier par le couple Serge Klarsfeld et son épouse Beate.

 

Que d'horreurs, de victimes innocentes, de salauds et de criminels en trois heures de temps qui ne nous ont laissé guère de répit dans la description de  ce qu'on peut désigner comme la conduite bestiale des nazis.

 

Je ne vais pas vous raconter dans le détail une émission que vous pouvez par podcast revoir vous-mêmes, si vous le voulez.

 

L'origine du Nazisme, la venue au pouvoir d'un  homme fou de pouvoir et de puissance et surtout de haine contre certains de ses citoyens qui pourtant avaient tant apporté à leur pays, les juifs, mais aussi  les communistes aussi pour qui fut construit le premier camp de concentration à Dachau, sans oublier les homosexuels, les handicapés et bien sûr tous les opposants à la mise à sac de la démocratie par une bande de criminels sanguinaires.

 

Du premier film, je retiens la lâcheté incroyable du criminel Barbie, la semi-protection regrettable dont il bénéficia de la part des américains puis plus tard par les dictatures sud américaines, en phase de sympathie, c'est vrai, avec les USA.

A son procès, pour ne pas assister au déballage de ses crimes, Barbie refusa d'assister à son procès et, malgré l'horreur de ses forfaits, la France accepta selon ses lois démocratiques qu'il reste dans sa cellule tandis que les rares témoins, qui avaient échappé à sa barbarie, rappelaient  ce qu'ils avaient souffert de cet être inhumain.

 

Comme le fit remarquer quelqu'un de l'accusation, ses victimes n'auraient eu aucune chance à exiger de rester dans leur cellule au lieu d'être torturées sauvagement.

 

Les derniers propos de Barbie avant sa condamnation : "Je n'ai jamais torturé" prouvent que le Nazisme a forgé des monstres irréductibles et les huit ans qu'a passé ensuite le tortionnaire nazi dans une geôle française sont peu de choses à côté de la gravité de ses crimes.

 

Honneur à tous ceux qui se sont battus pour qu'il ne termine pas sa vie dans la douceur sud-américaine.

 

Le second film qui, depuis la chute d'Hitler jusqu'à des temps pas si éloignés de nous, retrace d'abord les premières réactions populaires souvent violentes contre les anciens tortionnaires puis le procès de Nuremberg sans cacher que les américains n'ont pas hésité à soustraire un certain nombre de ces criminels à la justice pour s'en servir contre les Japonais d'abord puis dans le cadre de la guerre frloide.

 

Mais le plus intéressant ce fut sans conteste le combat obstiné et héroïque des époux Klarsfeld et de Simon Wiesenthal pour déloger de leur abri souvent sud américain des exterminateurs qui se croyaient à l'abri.

 

Ce qui m'a déplu à la fin du film, c'est la difficulté qu'ont eut ces courageux justiciers (qu'on a d'ailleurs essayé de tuer plus d'une fois) dans l'Allemagne fédérale face à des criminels élevés parfois au plus haut niveau de l'Etat, comme Kissinger, ainsi que d'autres qui ne furent condamnés qu'à des peines ridicules eu égard à la gravité de leur crimes.

 

Autre point fort de ces documentaires, l'attitude des citoyens allemands obligés à donner une sépulture aux innombrables victimes des camps de concentration. A les regarder  honteux certes, dégoûtés mais plus encore peut-être furieux  de devoir transporter tant de cadavres on aurait dit qu'ils se sentaient déshonorés !...

 

Je sais bien qu'aujourd'hui, il n'en n'est  dans doute plus rien mais ce qui est arrivé avec la National socialisme devrait rappeler partout combien le Nationalisme exacerbé est un poison social mortel. 

J'espère que certaines victimes de l'holocaustes n'accepteront plus que leur état voyou imite tant soit peu les violences coupables de leur ancien persécuteur.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

 

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