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Publié par BALCHOY

21/06:22/ LE NATIONALISME D'AMOUR ET LE NATIONALISME DE HAINE

 

 

C'est un fait indiscutable que le siècle dernier sous une forme apocalyptique et encore aujourd'hui hélas ,  le Nationalisme a été et est responsable de millions de morts.

 

Pourtant, depuis pour ainsi dire toujour,  l'amour de sa terre, de son peuple a été considéré un peu partout sur la terre comme une qualité de vie, mieux  comme un devoir pour tous.

 

Cette nuit, au tout matin, ne pouvant pas dormir j'ai tenté de démêler cette contradiction qui nous interpelle tous et j'ai tout de suite pensé à un homme qui a une grande place en ma vie : Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski si présent en ce blog.

 

Oui, amoureux passionné de sa terre russe, inspiré aussi fortement par le message fraternel du Christ, Dostoïevski n'aimait guère ceux qui se déclaraient sans patrie au nom d'un universalisme qu'il jugeait abstrait

N'a-t-il pas écrit que celui qui prétend aimer tous les hommes est souvent incapable de s'entendre avec son voisin, son prochain qui vit juste à côté de lui.

 

En revanche, quand il s'est agi de réunir ce nationalisme russe et cet universalisme chrétien, il a trouvé cette formulation extraordinaire :

 

"Être vraiment russe, c'est être le frère de tous les hommes."

 

Ainsi a-t-il découvert en sa foi chrétienne le moyen de réunir  l'amour des siens et cette conviction que tous les hommes par toute la terre sont des frères d'un même Père.

 

 

A présent, rappelons-nous  l'aberration du nazisme et de toutes les formes de ce  nationalisme fermé qui a voulu exclure de toute communion humaine les juifs, le peuple gitan, des homosexuels, des handicapés mentaux mais aussi des communistes, etc. etc.

 

A la fin de la dernière guerre mondiale, beaucoup ont espéré que cette forme fermé du nationalisme, cet attachement à sa patrie qui est d'abord haine et rejet de celles et ceux qui n'en font pas partie,  était enfin révolue.

 

Hélas, un peu partout sur la terre, de nouvelles formes de nationalisme ont jailli ; certaines se sont prévalues, non sans quelque raison, de la persécution, de l'occupation de leur terre par un envahisseur ou une partie de la population asservissant les autres.

 

Ainsi je ne puis par exemple  mettre sur le même plan, tout en le regrettant,  le nationalisme des Palestiniens occupés et molestés chez eux-mêmes et celui des Israéliens qui non contents d'avoir retrouvé une terre pour eux s'obstinent à occuper des territoires volés en y  asservissant ceux qui y vivent depuis des siècles.

 

Il est vrai que ce nationalisme de repli sur soi est loin de n'exister qu'en terre sainte.

 

 

Je le retrouve de plus en plus dans mon propre pays à travers  certaines formes de ce mouvement flamand, opprimé  injustement certes autrefois, oppresseur à son tour aujourd'hui dont le moteur essentiel ne me semble pas être d'abord l'amour généreux de ses richesses  - et Dieu sait qu'elles sont nombreuses - mais le rejet de ceux qui restent différents pour des questions linguistiques,  culturelles ou autres.

 

J'avoue que j'espère la défaite électorale de ces Bourgeois, Jambon et De Wever ... qui prêchent une manière de vivre ensemble faite d'interdits, d'injustice sociales et surtout de mesquinerie.

 

Certes je n'oserais dire qu'au sud  de la Belgique et au sein de sa capitale tout est parfait mais je me rappelle avec bonheur de cette inscription d'acceuil  : "Wallonie terre d'accueil",  hélas disparue depuis.

 

Oui, il est possible de concilier l'amour de sa patrie des siens et ce sentiment fraternel pour toute l'humanité.

A chacun de nous de veiller à tenir de nos deux main l'amour des nôtres tout en maintenant la main tendue à nos frères et sœur plus lointains, plus différents, avec qui nous avons à construire une humanité libre et libérée de toute haine et de toute exploitation mutuelle.

 

 

Yvan Balchoy

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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