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Publié par BALCHOY

 

 

Ce matin deux « affaires » sont en pointe de mire : le non lieu en faveur de M. Sarkozy dans l’affaire Liliane Bettencourt et lors d’une interview de M. Balladur ce matin,  ses réponses face à quelques accusations tenaces contre lui.

 

Bien entendu, Monsieur Sarkozy et ses amis se sont empressés de dire que selon la justice il était totalement blanchi des soupçons qui pesaient sur lui. En est-ce bien ainsi ?

En un sens lui, celui de la chose jugée, oui puisque, compte tenu de la déclaration hier des juges, personne ne peut plus l’inculper ou l’accuser d’avoir abusé de la faiblesse de Madame Bettencourt, faute de preuves suffisantes.

 

Est-ce dire que l’ancien Président n’a pas profité des largesses de la célèbre directrice d’entreprise. Lui seul et peut-être elle-aussi  le savent avec certitude. L’arrêt du juge Gentil et de ses collègues hier, ne signifie aucunement que l’accusation était fausse mais que, faute d’être étayée solidement, il n’est pas possible de poursuivre Sarkozy  à partir des accusations fournies même si des indices de culpabilité existent vraisemblablement encore.

 

Je ne suis donc pas d’accord avec l’affirmation des appuis de Sarkozy dont certains sont tellement vermoulus par leur passé qu’ils risquent d’affaiblir ses affirmations.


Je n’ai certes pas le droit de dire Monsieur Sarkozy a abusé de la faiblesse de la propriétaire de L’Oréal et je ne le dirai pas.

 

 

 

 

En revanche, si j’étais juré d’assises et si je devais juger en conscience de la culpabilité ou non de ce dernier, je dirais "oui" presque sans hésiter. En l’occurrence cette opinion ne regarde que moi et ma conscience et n’est évidemment pas une preuve de la culpabilité de l’ancien président de l’UMP.


 

 

Autre exemple à propos de  Mr Balladur  qui nie toute implication dans l’affaire dite de Karachi et n'est en rien poursuivi à ce jour  malgré des indices sérieux de culpabilité

 

Cela me paraît plus grave. car il y a mort d’hommes : des français exécutés lors d’un attentat peut-être à cause de la non-exécution de promesses financières liées à l’achat d’armes par le Pakistan.

 


A propos du maire de Chamonix il est aussi question de sa compagne présidentielle de 1995 qui aurait été entachée d’irrégularités.

 

 Le maire de Chamonix se montre très déterminé à  considérer comme une atteinte à l’Etat, personnifié ici par le Conseil constitutionnel,  toute forme de défiance vis-à-vis de l’arrêt qui a validé ses comptes, comme si cet arrêt était doté de l’infaillibilité pontificale.


Rien n’est moins sûr à cet égard


Encore une fois, ce raisonnement est valable au strict plan de la chose ici autant décidée que jugée mais quand on connaît la composition très souvent partiale sinon partisanne de ce conseil,  comment traduire en terme de vérité ou de d'erreur, ce qui n’est qu’une décision majoritaire basée certes sur des arguments présentés mais sans garantie absolue de vérité.

 

Bien entendu l’ex-président  exprime à voix haute sa satisfaction d’être totalement innocenté par la décision des juges, certains de ses amis compromis dans des affaires troubles se réjouissent un peu vite affirmant que désormais plus aucun obstacle ne se dresse contre un deuxième mandat de Sarkozy lors des prochaines élections présidentielles.

Pour que leur joie soit complète il faudrait que Sarkozy sorte juridiquement victorieux des autres casseroles qu’il tire derrière lui.

 

Mais le plus important en fin de compte n’est-il pas de savoir si réellement et non judiciairement l’ex-président de la république et l’ex-premier Ministre sont innocents des reproches qu’on leur fait.

 

Le doute, dans le domaine judiciaire doit toujours profiter à l’accusé, voilà pourquoi je n’accuserai plus publiquement Sarkozy d’avoir abusé de la maladie de Madame Bettencourt même si en mon for intérieur je doute encore de son innocence.

 

En revanche, pour ma part, je ne considérerai pas  avec Monsieur Baladeur que l’arrêt du Conseil constitutionnel, s'il est légal mérite la qualification de "VRAI".

 


Oui, comme le disait un auditeur cet après-midi à la radio, on peut parfaitement être innocent et être incapable d’être innocenté par la justice. Le contraire est vrai aussi et l’innocence légale et juridique ne peut se confondre avec l’innocence tout court.

 

Je crains que trop souvent, justice et vérité ne sont que de faux amis. Qui ne se rappelle cet adage fréquent même et surtout peut-être dans le domaine politique :"PAS VU, PAS PRIS" !


 


 

 

 

                                                                                  Yvan Balchoy

 


 

yvanbalchoy13@gmail.com

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